Séance du lundi 26 septembre 2005
aux Archives départementales du Nord
sous la présidence de M. Marchand

 
 
Présents :      Melle Ch. Lesage, M. R. Berger, M. J. Milot, M. le chan. Platelle, Melle M. Mestayer, M. Y. Henel, M. A. Plateaux, Mme Th. Lecroart, M. B. Lefebvre, M. L. Deleplanque, Mme F. Bruno, M. M. Vangheluwe, Mme M. Dumont, M. F. Boniface, Mme G. Janssen, M. B. Delmaire, M. D. Delgrange, M. Sivéry, M. Debrabant, M. M. Tomasek, Mme M. Jeanson ; M. C. Lannette, M. Ph. Marchand, Mme Cl. Wallart.
 
Excusés :       Melle R. Cleyet-Michaud, M. G. Courtecuisse, M. R. Duée, Mme A. Cuvelier, Mme Y. Marécaille, M. S. Dormard, Mme M.P. Dion, M. P. Leman, M. D. Terrier, Mme Malle-Grain, M. P. Odonne, M. M. Vilette, M. Schaeffer? M. P. Descamps, M. P. Ansar, M. R. Hanoune, M. J.M. Duvosquel, M. C. Depauw, M. F. Vanremortère, M. R. Verhaeghe.
 
 
 
Communication de M. Alain GERARD
 
La sauvegarde de la porte de Paris au XIXe siècle

 
Si les conditions de construction de l'arc triomphal élevé de 1686 à 1695 à l'emplacement de la porte des Malades sont bien connues grâce aux travaux de Quarre-Reybourbon les circonstances délicates de survie au XIXe siècle de ce monument, devenu la porte de Paris, sont beaucoup moins bien précisées.
 
La porte, des origines au démantèlement des fortifications (1695-1867).
 
Jusqu'à la Révolution la solidité du monument ne pose pas de problèmes mais pendant cette période il est victime de nombreuses déprédations : destruction ou décapitation de statues, "regrattage" d'armoiries, caillassage. L'état de la porte est suffisamment triste pour que l'on n'ose pas la présenter au chef de l'Etat lors de ses visites en 1803 et 1810. Elle conserve néanmoins le nom de porte de Paris qui lui est attribué en 1792.
 
Malgré les documents figurant dans les guides (Regnault-Warin, 1803) il faut attendre 1826 pour qu'une restauration d'ensemble soit entreprise en raison de la visite de Charles X prévue pour l'année suivante. Les travaux sont confiés au capitaine Bergère, du génie, qui accomplit un travail consciencieux ; il double en particulier la longueur de la chaussée précédant la porte dans la traversée des fortifications.
 
En 1839 la Commission historique du Nord est créée et l'un de ses membres, le comte de Melun, milite beaucoup pour l'affinement des travaux, dont certaines parties étaient superficielles et provisoires.
 
Il semble bien qu'une somme de 40.000 francs soit débloquée en 1853 pour des travaux "d'amélioration" réalisés en prévision d'une visite de Napoléon III. En 1866 le comte de Melun rédige un rapport au nom de la Commission historique, demandant la préservation de la porte, très menacée par le démantèlement des fortifications qui l'entouraient jusqu'alors. La même année l'architecte Godey fait éditer une brochure avec un intéressant projet de place entourant l'arc triomphal. La commission chargée du plan d'agrandissement de la ville prend en compte sa situation urbaine : elle est au milieu d'une place rectangulaire portant le n° VIII.
 
Il est, par contre impossible de le faire classer comme "monument historique" ce privilège étant, faute de crédits suffisants, réservé aux monuments élevés avant le règne d'Henri IV.  

En 1867 une nouvelle visite à Lille de l'Empereur, est responsable d'une campagne de restauration qui paraît avoir été assez superficielle avec un simple crédit de 30.000 francs.  

C'est alors que commence à se poser la question : "Que va-t-on faire de la porte de Paris, qui se dresse, isolée, au milieu des ruines de fortifications démantelées ?"
 
Que faire de la porte de Paris ? (1868-1883)
 
1868 marque un tournant pour l'histoire du monument : celui-ci est considéré avec une attention nouvelle et suscite l'intérêt du public, des sociétés savantes et de la presse. L'administration municipale est aussi attentive.
 
Ceci apparaît nettement avec la séance du conseil municipal du 20 juin au cours de laquelle le maire Crespel-Tilloy demande la suppression pure et simple de la porte de Paris qu'il accuse de gêner l'aération de la rue et d'entraver la circulation.
 
A la surprise du maire son texte, bien loin de susciter l'approbation, entraîne une vive discussion au cours de laquelle les partisans de la conservation de la porte s'avèrent être les plus nombreux. M. Crespel-Tilloy abandonne sa proposition qu'il remplace par une autre, réglementant les conditions de construction des immeubles de la place entourant la porte de Paris. Ce texte est adopté sans difficulté. La susceptibilité du maire et la porte sont également préservées…
 
Pendant plusieurs mois et années les esprits ont d'autres préoccupations et ce n'est que le 21 septembre 1872, sous la municipalité Catel-Beghin, que le sort de la porte de Paris est à nouveau évoqué au cours d'un conseil municipal. M. Mariage et deux autres conseillers, invoquant leur "droit d'initiative", déposent le vœu que "l'administration municipale soit invitée à faire procéder dans les délais les plus rapprochés à la démolition de l'arc de triomphe appelé porte de Paris".
 
Les motifs invoqués sont simples : l'état de délabrement du monument et la nuisance qu'il entraîne pour les achats de terrain dans son environnement. Une discussion très vive s'engage au sein du Conseil. Quelques nouveaux arguments font leur apparition et aucune majorité claire ne se dessinant, le maire propose la formation d'une commission municipale de sept membres, qui est immédiatement nommée avec mission d'établir un projet clair.
 
Cette commission s'estimant insuffisamment documentée se fait aider de deux autres commissions, extra-municipales, elles, également formées de sept membres, l'une composée d'architectes, l'autre d'entrepreneurs et d'hommes d'affaires – Leur vote sera déterminant.
 
La commission des architectes présidée par Garnier, le réalisateur de l'Opéra de Paris, déclare que la porte est un monument unique, de qualité exceptionnelle qui fait la fierté de la ville de Lille ; celle-ci "doit, suivant ses ressources, s'imposer les sacrifices financiers qu'exige sa conservation". Le vote est acquis à l'unanimité.
 
Les financiers, quant à eux, estiment que la porte ne peut nullement être tenue pour responsable de la mévente des terrains – Celle-ci est uniquement due aux conditions trop strictes imposées par l'administration municipale pour la construction des immeubles. La commission se prononce à la majorité simple en faveur de la préservation de la porte.
 
Malgré ces deux votes la commission municipale, présidée par M. Mariage, se prononce en faveur de la démolition et de l'acceptation de l'offre de l'entrepreneur Baclet-Lesaffre qui s'engage à racheter 10.000 m² de terrain urbain à 60 fr. le m² si la porte est démolie.
 
Cette double proposition est repoussée par le Conseil municipal réuni le 28 juin 1873 par 16 voix contre 12.
 
Quelques jours après ce vote, le 4 juillet 1873, on apprend que le ministre de l'Instruction publique vient enfin de classer la porte de Paris, comme "Monument historique". Le ministre ajoute dans sa lettre d'annonce : "il serait regrettable que la ville de Lille, si peu riche en monuments, voulût démolir la porte de Paris".
 
Celle-ci est elle sauvée ? En apparence oui, mais aucune disposition n'a encore été prise pour le financement d'une restauration que tous les documents laissent prévoir comme devant être fort onéreuse. Le plus dur reste à faire.
 
Effectivement un silence de sept années est constaté. La porte continue à se dégrader et les chutes de pierres menacent les passants qui la franchissent. Une photographie de Le Blondel, actuellement exposée, rend parfaitement compte de la misère du bâtiment.
 
Le débat est relancé par le dépôt d'un vœu par le conseiller municipal Roussel, concernant les alignements d'immeubles rue de Paris. La question mise en discussion lors du conseil du 24 septembre 1881 débouche sur le problème de la réhabilitation de la porte adjacente. Le maire Géry Legrand, très intéressé par les problèmes culturels et nommé membre de la Commission historique l'année de son installation au fauteuil majoral, demande un rapport détaillé à la commission des travaux municipaux.
 
Il est d'autant moins décidé à laisser le problème sommeiller, que le 1er avril 1884 le journal d'opposition Le Mémorial annonce très sérieusement l'écroulement de la porte. L'importance de la foule qui se précipite pour contempler les ruines supposées prouve l'attention que les Lillois portent à leur arc triomphal.
 
Le poisson d'avril a-t-il influencé le zèle de la commission des travaux ? On ne sait, mais toujours est-il que le 27 avril 1883 M. Roussel présente au conseil municipal un très important travail dont les conclusions sont formelles. La porte de Paris ne peut, contrairement à ce que certains suggéraient, être déplacée : elle doit être restaurée à son emplacement.
 
Le coût de cette opération comportant la remise en état de la façade extérieure, la reconstruction des bâtiments vers la rue de Paris (démolis en 1862) les expropriations d'immeubles indispensables pour porter à 100 m. le diamètre de la place et les travaux de voirie sont estimés à 335.000 francs.
 
Ce rapport est à l'origine d'une importante discussion rendue plus complexe par l'interférence avec  l'irritant problème du "classement comme monument historique". En effet les élus municipaux sont très indisposés par le fait que le classement ait été décidé sans que leur avis fût demandé. Ils l'estiment en conséquence comme  sans valeur et pouvant être refusé. La réglementation en vigueur est mal comprise (a-t-elle été expliquée ?) et le maire va jusqu'à émettre l'opinion "que si la porte de Paris est classée, la municipalité n'a pas à s'occuper de sa restauration!".
 
Les choses finissent par se décanter et le conseil municipal après avoir rejeté la proposition fantaisiste du conseiller Carrony, de s'inspirer de la porte de Paris pour la reproduire à l'entrée principale du Palais des Beaux-Arts projeté, écoute l'adjoint Gavelle qui lui parle finances.
 
Vingt quatre millions d'emprunt sont votés et en cours d'approbation à la Chambre des députés, destinés à l'agrandissement de Lille. Les travaux de la porte et de la place (qui porte toujours le n° VIII) pourront y trouver leur financement.
 
L'incidence du classement est nulle sur ces dispositions.
 
Le rapport Roussel, mis au vote, est approuvé (nombre de voix non précisé). Après avoir attendu pendant quinze années, la porte connaît enfin son sort : elle va être restaurée ; le financement est prévu.
 
Quand les travaux vont-ils commencer ? Nul ne le sait.
 
Restaurer, oui mais quand ? (1883-1895)
 
Effectivement devant l'ampleur de la tâche représentée pour la poursuite des travaux d'agrandissement, la porte de Paris doit attendre son tour. L'opinion publique reste toutefois attentive. Nous en donnerons deux exemples.
 
Le 3 juillet 1886 Le Lillois journal d'opposition extrémiste, publie une couverture visant à ridiculiser le préfet Cambon et la municipalité de Lille représentés de façon grotesque comme "ornements" d'un projet de restauration de la porte. L'excès même de la critique a moins de valeur que les lignes sévères que le professeur d'histoire Chon consacre, en 1888, dans ses "promenades lilloises" à la "ville de Lille qui voit tranquillement dépérir la porte de Paris".
 
Enfin, le 24 février 1888, un crédit de 133.000 francs est voté par le conseil municipal pour les travaux de la porte de Paris. L'approbation n'est acquise qu'après une ultime joute oratoire entre MM. Baggio et Gavelle à propos de l'aide financière de l'Etat pour un monument classé. Pour l'instant il est clair que la participation de l'administration des monuments historiques restera nulle.
 
Le projet de restauration mis au point par la commission des travaux avec Mongy est présenté par l'architecte Cannissié le 3 avril 1891. Le programme très complet et qui prévoit l'aménagement de la porte telle que nous la connaissons actuellement est approuvé sans réserve.
 
Le 29 juillet 1892 le conseil municipal règle de façon surprenante le problème de 28.000 francs de crédits supplémentaires réclamés pour la poursuite des travaux. Cette somme est prélevée sur les fonds rendus disponibles par suite d'une modification de contrat avec la "Compagnie des chalets de nécessité" !
 
Au cours de la même séance nous apprenons la ratification de la convention signée entre la ville de Lille et le statuaire Albert Darcq pour l'exécution de statues décorant la porte triomphale.
 
Les importants travaux de réfection en cours ne sont pas achevés le 9 octobre, journée consacrée aux fêtes solennelles commémorant, en présence du président de la République Sadi Carnot, le siège de Lille de 1792.
 
Par contre la restauration de la porte est achevée et chacun peut admirer le monument rénové pour les cérémonies qui se déroulent du 1er au 3 juin 1895. C'est le triomphe de Géry Legrand dont le mandat vient à expiration (et ne sera pas renouvelé) qui tient à célébrer au cours de ces journées l'inauguration de plusieurs bâtiments universitaires, le bicentenaire de la porte de Paris et sa restauration, ainsi que les fêtes de Lille.
 
Les fêtes auraient dû être honorées de la présence de M. Raymond Poincaré ministre de l'Instruction publique. Souffrant, il est remplacé, au pied levé, par M. Lebon, ministre du Commerce.
 
Après les fêtes il faut régler les factures. Un des premiers soins de Gustave Delory, qui succède comme maire à G. Legrand, est de charger son fidèle ami Edouard Delesalle, investi des fonctions d'adjoint aux finances, d'examiner les comptes de la municipalité sortante. Au cours du conseil municipal du 10 juillet 1896 l'adjoint présente un rapport dans lequel il apparaît que, pour la porte de Paris, le bilan s'établit comme suit :
 
              Crédits régulièrement votés                                     250.000
              Factures payées                                                      269.000
              Restent dus                                                             108.605
 
                        Deux groupes d'irrégularités comptables apparaissent :
 
              Sommes engagées sans crédits ouverts                   128.605
              Sommes payées sans autorisation                             19.953
 
Etant donné le contexte politique, cette affaire, jointe à d'autres irrégularités financières, prend un retentissement certain. La préfecture préfère calmer le jeu ; les irrégularités comptables sont certaines, mais les travaux payés ont été correctement exécutés et les entrepreneurs doivent être payés.
 
Le 7 juillet 1898 le conseil municipal prend connaissance de l'arrêté du Conseil de préfecture du 10 juin 1898 qui condamne la ville de Lille à payer les sommes encore dues avec les intérêts judiciaires échus. Le Conseil de préfecture écarte la responsabilité de M. Géry Legrand, ancien maire, et met à la charge de la ville les frais d'expertise.
 
L'avocat de la ville déconseille l'appel au Conseil d'Etat. M. Delory suivra ce conseil. Il a pour lui la satisfaction morale du rapport des experts qui "blâme l'incurie et la négligence du service des travaux publics et constate les irrégularités de la situation administrative".
 
Ainsi se terminent 30 années difficiles de l'existence de l'arc triomphal lillois (1868-1898). Nous pouvons constater que la survie de ce monument a été plus délicate que sa naissance et sa croissance initiale.
 
Son âge adulte a été marqué par un conflit entre le service des Monuments historiques et la municipalité. Les choses sont heureusement rentrées dans l'ordre pour le plus grand bien de tous. Nous n'en prendrons pour preuve que la magnifique restauration de l'édifice menée à bien pour 2004, sous la haute direction de M. Vincent Brunelle, architecte en chef des Monuments historiques.
 
Il en résulte une nouvelle jeunesse pour la Porte de Paris.    

BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES

-  BOUCLY (Jean- Louis), Prisches, son histoire, J D Diffusion, S.I. de Prisches, mars 2005, 158 p.

À l’origine de cet ouvrage, il y a une demande d’étude pour l’amélioration du cadre de vie de Prisches qui devait comprendre une dimension historique axée principalement sur l’analyse du paysage rural et du patrimoine bâti. Notre collègue a accepté de mener cette recherche pour laquelle les archives communales de Prisches et celles de Landrecies ont été mises à contribution. Le résultat fait honneur à son auteur qui nous livre une monographie abondamment illustrée de cartes, de plans et de documents pour la plupart originaux.

- GÉRARD (Alain), La Porte de  Paris Arc de triomphe lillois, Lille, Fondation de Lille, 2005, 80 p. illustrées d’une quarantaine de photos et gravures.

En six chapitres très documentés et d’une lecture agréable, l’auteur nous retrace l’histoire de ce célèbre monument lillois. Une illustration de très grande qualité complète le texte.  

-  LESAGE (Christiane), L’hôtel Scrive à Lille Nord, Lille, Direction régionale des Affaires culturelles et Association Christophe Dieudonné, Itinéraires du Patrimoine, 2004, 32 p.

Christiane Lesage nous donne avec cette plaquette une synthèse remarquablement illustrée de ses recherches sur ce bâtiment occupé par la D.R.A.C. 

- ODDONE (Patrick)  (éditeur), Sur les chemins de la Libération Dunkerque 1944-1945, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, Histoire Documents et témoignages, 2005, 333 p.

Dans cet ouvrage édité à l’occasion du 60e anniversaire de la libération de Dunkerque, Patrick Oddone publie un ensemble de documents et de témoignages inédits  soigneusement annotés et précédés d’une introduction les remettant dans leur contexte. Leur lecture permet de comprendre le quotidien et l’état d’esprit de la population dunkerquoise affectée par une libération qui tarde à venir. L’ouvrage peut être commandé directement chez l’auteur  (199 rue Alexandre Dumas 59 640 Dunkerque) au prix de 16,50 є franco de port.

- DESFOSSÉS Yves), JACQUES (Alain) et PRILAUX (Gilles), Archéologie en Nord-Pas-de-Calais, L’archéologie de la Grande Guerre, Direction régionale des Affaires culturelles, Service régional de l’archéologie, 2005.

- BLANQUAERT (G.),. CATTEDU (I.), Archéologie en Nord-Pas-de-Calais, Dourges, Delta 3, « Hier, comme aujourd’hui…un lieu de passage", Direction régionale des Affaires culturelles, Service régional de l’archéologie, 2005.

- LEMAIRE (Patrick et Frédéric), Archéologie en Nord-Pas-de-Calais, 1803-1805 : L’armée napoléonienne à Étaples Le camp du Puits d’Amour, Direction régionale des Affaires culturelles, Service régional de l’archéologie, 2005.

REVUES

- Autrefois, Cercle Historique d’Aubers-en-Weppes, n° 78, juin 2005
Nombreuses contributions dans cette revue qui compte « six cents fidèles lecteurs » (Pierre Descamps)

- Cambrésis Terre d’Histoire, Revue de l’Association « Cambrésis Terre d’Histoire », n° 42, juin 2005

- PLICHON (Julien), Belles fermes du Solesmois Seconde partie : La ferme du Hamel à Haussy.

- GABET (Arnaud), Le fils d’épicier cambrésien qui devint l’homme fort du Second Empire : Symphor Boitelle (1813-1897).

- SAINT-AUBERT (Thérèse), Le faubourg Saint-Druon de Cambrai de 1800 à 1945 10ème partie :La Première Guerre mondiale (1914-1918).

- TROCME (Gabriel), Les carnets de guerre du maire d’Epehy (1914-1918), 4eme partie : janvier-avril 1915.
- GABET (Arnaud), Nos villages méconnus :Villers-Guislain. 5eme et dernière partie : De 1919 à 1939.


- Chapelles Journal de l’Association Régionale pour l’Aide à la Restauration des Chapelles et des Oratoires


- Chapelles de dévotion et de calvaires dans notre région à l’aube du XVIIe siècle, avril 2005-n° 146
- Balade à la rencontre des chapelles de Rombies- et- Marchipont, mai 2005-n° 147 


- Comité Flamand de France,
Bulletin n° 72 Nouvelle série juin 2005

- LESAGE (Christiane), Rapport de l’Assemblée générale.

- LESAGE (Christiane), Regard sur le patrimoine d’Esquelbecq.

- COUCHÉ (Jean-Paul), La langue flamande.

- EFTIMAKIS (Robert), L’abbé Lemire Le tournant du siècle (1897-1903).

- MEULENAERE (Fabrice de), Ivrognerie dans l’arrondissement d’ Hazebrouck (1868) (rapport confidentiel au préfet du Nord, Archives du Nord 6 Z 320). 


- Culture -Tradition et Avenir de notre Communauté de Communes
Dans cette revue éditée par la Communauté de communes constituée autour de Landrecies et dont la Commission Historique a reçu les numéros 12 (janvier 2004), 13 (juillet 2004) et 14 (janvier 2005), on relève trois articles de notre collègue Jean-Louis BOUCLY :

- La société landrécienne au XVIIIe  siècle : évaluation des biens et des revenus. Première partie : paysans et laboureurs » (n° 12, p. 13-15)

- La ferme manoir de « Maison-Rouge » au Sombreton (n°13, p. 18-19)  La famille Cordier de Raucourt  et de Croutes » (n° 14, p. 11-13)

- Douaisis-Généalogie Revue trimestrielle du Centre d’Études Généalogiques du Douaisis, 2eme trimestre 2005, numéro 54

- DEPOORTER-LALISSE (Françoise), Ignace-Joseph Vanlerberghe Grandeur et décadence du célère munitionnaire douaisien.

- DEPOORTER-LALISSE (Françoise), L’ascendance de Barbe-Rosalie Lemaire, épouse d’Ignace-Joseph Vanlerberghe.

- Les testaments passés devant les notaires douaisiens XVIe-XVIIIe siècles

- LAMENDIN (Jean-Claude), Généalogie MILLEVILLE (Sin-le-Noble)

 
- Histoire et Archéologie du Pas-de-Calais, Bulletin de la la Commission départementale d’Histoire et d’Archéologie du Pas-de-Calais, tome XXII, 2004

-  LECLERCQ (Pierre), A propos des monnaies en bronze des Morins.

- THUILLIER (Freddy), Étude préliminaire des structures de la production de l’atelier  de potiers gallo-romain de Dourges.

- FIÉVET Patrick), Le château de Barly. Une réalisation exceptionnelle en Artois au XVIIIe siècle

- NOLIBOS (Alain), TILLIE (Michel), Un exemple de conflit politique à Arras au XVIIIe siècle : la construction de l’hôtel du gouverneur.

- MAYÉ (Pierre), Une occasion manquée à Arras au XIXe siècle : la construction des premières locomotives.

- DECELLE (Jean-Michel), Les vieux débris de Napoléon Ier et la médaille de Sainte-Hélène dans le Pas-de-Calais : une reconnaissance tardive.

- BONIFACE (Xavier), La défense de Boulogne-sur-Mer et ses fortifications de 1815 à 1940.

- Procès-verbaux des séances. Archives. Musées. Protection du patrimoine. Archéologie.

 

- Jadis en Cambrésis, n° 87, mai 2005

- HERBERT (Clotilde), Charles Lamy, linguiste Picard et poète patoisant

- HERBERT (Géry) et PERTRIAUX (Marie-Thérèse), Les processions à Avesnes-lez-Aubert

- DOMISE-PAGNEN (Gérard), Escaudoeuvres, la plus grande sucrerie du monde, 3eme partie : de 1914 à 1962.

- DEGRÉMONT (Paul), La guéguerre à papa (4e partie) : De la R.A.F. et des rafles.

- VINCENT Gérard), Le pont d’Arromanches » à Eswars

 

- L’Abeille Journal de la Société des Amis de Panckoucke, n°1, juin 2005

- GRELLE (Bernard), VISSE (Jean-Paul), La presse clandestine pendant la Première Guerre mondiale.

- Bibliographie sur la presse régionale

- La première assemblée de la Société

- Fonds d’Archives

 

- Les Pays-Bas français/ De Franse Nederlanden 30e Annales 2005

Ce numéro est publié  par la Fondation flamando- néerlandaise Stichting Ons Erfdeel qui fête son trentième anniversaire. On y relève d’abord huit articles :  

- VAN der STRAETEN (Bart), La rose et le verre gradué Les métamorphoses de Lille 2004

- HEDDEBAUT (Odile) et MONNIER (Corinne), La mobilité en région Nord-Pas-de-Calais

- DEVOLDERE (Luc), Un ruisseau devient fleuve-En longeant l’Yser

- VANDER PUTTEN (Steven), De monniken van Marchiennes tussen Vlaanderen en Frankrijk (résumé en français: Naissance d’une perception des frontières au XIIe siècle: les moines de Marchiennes ballottés entre la Flandre et la France)

- van ASSCHE (Dirk), Rémy Cogghe: een schilder met talent, maar beperke ambitie (résumé en français: Rémi Cogghe: un peintre talentueux, mais à l’ambition limitée)

- GHYS (Bruno), Un art aux balbutiements de sa renommée. La bande dessinée dans le Nord-Pas-de-Calais.

- VERBEKE (Demmy), Als een hond naar zijn braaksel teruggekeerd? Guilhelmus Lapidanus, humanist uit Wervik (résumé en français : Guilhelmus Lapidanus : vie et œuvre d’un humaniste wervicquois )

- NACHTERGAELE (Vic), Annie Degroote, tussen avontuur en historie  (résumé en français : Annie Degroote entre aventure et histoire)

- CLAUZEL (Denis), Un événement anodin et fondateur. La réunification du comté de Flandre (1369)

Sous le titre Chronique sont présentées huit contributions dont une sur Les archives communales de Douai, une sur la naissance d’Edmond de Coussemacker (1805-1876) par Solange de Coussemacker – Van Robais, une sur Eugène Dodeigne aux Pays-Bas par José Bayens et une sur le Musée de l’hôtel Sandelin par Hans Vanacker. Une bibliographie analysant 33 publications récentes sur le Nord de la France clôture ce très riche volume dont la diversité des articles n’est pas le moindre des intérêts.


-Pays de Pévèle, 2004- n° 56-2004

- MARCHAND (Philippe), La maison d’école dans le pays de Pévèle 1833-1914

- CABAT (Michel), Joseph Philippe L’architecte du couvent de Bouvines

- TRÉLA (Sophie), Notre-Dame de Foy de Coutiches

- PLATEAUX (Alain), Y a-t-il eu une église à Wattines ?

- DELEZENNE (Alain), La cense d’En-Bas à Genech

- MICHEL (Robert), L’entreprise Michel dans la tourmente de 1940

 

- Revue du Nord-Archéologie de la Picardie et du Nord de la France, 2004, tome 86-n° 358

- HOËT-VAN CAUWENBERGHE (Christine) et ARCE (Javier), Borne militaire de l’empereur de Septime Sévère et de ses fils trouvée à Desvres (Pas-de-Calais)

- ROYMANS (Nico)  et HEEREN (Stijn), L’archéologie des habitats ruraux aux Pays-Bas. Bilan de cent années de recherches.

- HERBIN (Patrice) LORIDANT (Frédéric), ? (Rodolphe) MÉNARD (Frédéric), Un hypocauste de Bavay (Fache des Neuf Fontaines)

- FLORENT (Guillaume)  et CABAL (Michel), La céramique gallo-romaine d’Ardres (Pas-de-Calais)

- CLOTUCHE (Raphaël)  et MILLERAT (Patrice), La nécropole gallo-romaine du « Chemin de Courcelles »  à Hénin-Beaumont

- BIEGERT (Susan), DERU (Xavier)  et alii, La production de « groupes de pâtes champenois : caractérisations archéologiques, pétrographiques et chimiques

- GUIRAUD (Hélène), A propos de quelques intailles de la collection Danicourt à Péronne (Somme)

- BOWN (William),  L’apport des archives à l’archéologie de la ville : Cambrai et le cas de la rue Saint-Martin (XIIIe-XVe siècles)

- LEMAN (Pierre), Les fouilles archéologiques à Bavay de 1940 à 1944 (Vichy, les Allemands et les archéologues)

- HANOUNE (Roger), L’archéologie à Bavay pendant la deuxième Guerre Mondiale :les archives allemandes

 

- Revue du Nord, Tome 87-n°359 janvier/mars 2005

- BOONE (Marc), Armes, courses, assemblées et commotions. Les gens de métiers et l’usage de la violence dans la société urbaine flamande à la fin du Moyen Âge

- SICKING (Louis), La Hollande dans l’État bourguignon

- CHÄTELET (Albert), Jean Lemaire des Belges, Jean Hey et les artistes

- MAILLOT (Jean-François), Note sur la pratique du rachat des pèlerinages imposés à Lille (XVe-XVIe siècles)

- VERMEIR (René), L’ambition du pouvoir La noblesse des Pays-Bas méridionaux et Philippe IV, 1621-1648

- DENYS (Catherine), Les relations entre Pays-Bas du Nord et Pays-Bas du Sud autour du problème de la Barrière au XVIIIe siècle, une proposition de révision historiographique

- CONDETTE (Jean-François), Autour de mai 1968 : de la faculté des Lettres à l’Université de Lille 3 Une mutation accélérée (1968-1970)

 

- Valentiana, Revue d’Histoire des Pays du Hainaut Français, n° 35, juin 2005

- BROCKAERT (Guillaume), La justice échevinale dans le Hainaut sous l’Ancien Régime : l’exemple de Solesmes

- POINSIGNON (Jean-Claude), Complément -inespéré- à l’histoire de la statue de Louis XV par Saly

- van CASTER-GUIETTE (Lucie), Alphonse-Ernest Pecquereau Aquarelliste  Valenciennes 1831- Bruxelles 1917

- BIGAND (Laurent), Boulogne-sur-Mer, berceau de l’industrie française de la plume métallique

- GOUTTIERE (Marc), Une page d’histoire du musée de Valenciennes. La Grande Guerre

 

TIRÉS À PART

- HANOUNE (Roger), L’archéologie à Bavay pendant la deuxième Guerre Mondiale : les archives allemandes, Archéologie de la Picardie et du Nord de la France, Revue du Nord, t. 86, n° 358, p. 201-204.

- LEMAN (Pierre), Le culte de Notre-Dame-des-Victoires à Roubaix et dans le Nord-Pas-de-Calais de 1845 à 1995, La dévotion mariale de l’an mil à nos jours études réunies par Bruno Béthouart et Alain Lottin, Arras, Artois Presses Université, « Histoire », 2005, p. 245-254.
- LEMAN (Pierre), Roubaix, ville étape de la déportation ?, Nord Éclair, 22 mai 2005.

- LEMAN (Pierre), Les fouilles archéologiques à Bavay de 1940 à 1944, (Vichy, les Allemands et les archéologues), Archéologie de la Picardie et du Nord de la France, Revue du Nord, t. 86, n° 358, p. 191-199.

- LESAGE (Christiane), L’artiste bruxellois François Van Brempt et l’église Saint-Maurice à Lille au 17e siècle, Les Cahiers des Amis de l’Eglise Saint-Maurice, cahier n°5, septembre 2003, p. 6.

- MARCHAND (Philippe), Les écoles pratiques de commerce et d’industrie dans le Nord de la France, 1892-1940. Jalons pour une histoire nationale de l’enseignement technique et professionnel moyen, Formation au travail, enseignement technique et apprentissage sous la direction de Thérèse Charmasson, Paris, Éditions du CTHS, 2005, p. 31-52.

- MARCHAND (Philippe), La maison d’école dans le pays de Pévèle  1833-1914, Pays de Pévèle, 2004-n° 56, p. 3-18.

- POINSIGNON (Jean-Claude), Le temps des promesses du peintre Paul-Elie Gernez (1880-1947), Valentiana Revue d’Histoire des Pays du Hainaut Français, n° 32 décembre 2003

- POINSIGNON (Jean-Claude), Un pionnier de la photographie à Valenciennes : Binois de l’Epine, Valentiana Revue d’Histoire des Pays du Hainaut Français, n° 33, juin 2004

EXPOSITIONS

- 10-15 octobre2005 : La photographie au service des SHS : De la plaque photographique au CD-ROM, Univeristé Charles de Gaulle-Lille3, Villeneuve d’Ascq.

- 17 septembre-15 octobre 2005 : El vie est bell’ Les « concerts »  de Jules Mousseron, Bibliothèque municipale de Valenciennes, 2 rue Ferrand, 59 300 Valenciennes
Dépositaire des manuscrits et de la correspondance du poète Jules Mousseron depuis 2005, la Bibliothèque municipale de Valenciennes avec le concours du Centre historique minier du Nord-Pas-de-Calais à Lewarde, du Musée municipal de Denain, de l’Association patoisante Georges Fidit et de l’Institut national de l’audio-visuel rend hommage au chantre des mineurs du Pays noir et au créateur de Zeph Cafougnette. 
L’exposition est visible, le mardi et le jeudi de 14 à 18h 30, le mercredi, vendredi et samedi de 10 à 12 et de 14 à 18 h 30. Ouverture exceptionnelle le dimanche 16 octobre de 10 à 12 et de 1’ à 18 h 30.
Catalogue : 9,5 euros.

- 16 septembre -18 décembre 2005 : Le Blondel un regard photographique sur Lille au XIXe siècle, Palais des Beaux-Arts de Lille, place de la République, 59 000 Lille
L’exposition réalisée par la Bibliothèque municipale de Lille présente le travail de l’atelier photographique Le Blondel, actif de 1842 à 1892, à partir de l’album des grands travaux et embellissements de Lille commandé par la Ville pour l’Exposition universelle de 1878. Une centaine d’autres pièces dont des plaques de verre du fonds de la Commission historique du Nord rendent compte de l’activité de cet atelier dans la promotion et la diffusion de la photographie dans le Nord.
Catalogue : 188 pages,  160 illustrations, 29 euros.
Horaires d’ouverture : lundi de 14 à 18 h, mercredi - dimanche de 10 à 18 h. Fermeture lundi matin, le mardi et les jours fériés.
Quatre conférences sur la photographie accompagnent l’exposition :
- 13 octobre : Le fonds Le Blondel de la bibliothèque municipale de Lille : histoire d’une collection photographique, histoire d’un atelier par Isabelle Duquenne.
- 27 octobre : L’architecture et l’urbanisme à Lille au temps de Le Blondel par Marie-José Lussien Maisonneuve
- 17 novembre : La Commission historique du Nord et la photographie (1850-1914) par Philippe Marchand
- 8 décembre : Voir la ville à la fin du XIXe siècle : le livre de photographies à l’ère de sa reproduction photomécanique par Lucie Goujard.

- 30 septembre- 18 décembre 2005 : « Images d’archives : traces d’un legs » un regard sur le patrimoine architectural d’Hazebrouck, Musée municipal Ancien Couvent des Augustins, place Degroote, 59 190 Hazebrouck.

Informations

Le 14 mai 2005, s’est tenue à la médiathèque de Roubaix l’assemblée constitutive de la Société des Amis de Panckoucke. Ouverte à tous ceux qui s’intéressent à la presse de la région, moyennant une cotisation fixée à 10 euros, la Société a mis au point un programme d’actions : rédaction d’un journal qui paraîtra trois fois dans l’année, élaboration d’une bibliographie de la presse des départements du Nord et du Pas-de-Calais, d’un dictionnaire des journalistes de la région jusqu’à la Libération, édition de cahiers reprenant des études conséquentes.

Le bureau de la société comprend : Jean-Paul Visse, président, Bernard Grelle, trésorier, Astrid Gilliot, secrétaire.
Adresse : 13 rue du Château 59100 Roubaix.

Le Comité régional Nord-Pas-de-Calais d’Histoire de la Sécurité Sociale et de la Protection Sociale entreprend une étude sur les origines politiques et historiques des organismes de Sécurité sociale dans le Nord en 1945. Toute information pouvant être fournie sur ce sujet, en particulier par des acteurs et des témoins de cette époque peut être communiquée à M. Florent Vanremortère, secrétaire-adjoint du Comité, 65 rue Winoc-Chocqueel, 59 200 Tourcoing.  (e-mail : fvanremortere@nordnet.fr)

PUBLICATIONS

- Commission Historique du Nord Bulletin – Tome LII-2001-2004, Lille, 2005, 257 p.
Ce numéro comprend neuf articles repris de communications et cinq contributions sous la rubrique Conservation du Patrimoine.
Il est souhaitable que tous les membres de la Commission Historique fassent l’acquisition de ce volume. Les recettes permettront de réaliser d’autres projets éditoriaux.

 - POINSIGNON (Jean-Claude), Avec le limon de la terre… vie et œuvre du statuaire Alphonse Terroir (1875-1955), Édité par la ville de Marly, 2005, 184 p.

NÉCROLOGIE

Robert Hennart, directeur honoraire de l’École Supérieure de Journalisme de Lille est décédé à Bruxelles le 10 juin 2005. Il était entré à la Commission Historique du Nord en 1974. Installé à Bruxelles depuis sa retraite, il ne pouvait plus assister aux réunions de la Commission dont il continuait de suivre les travaux.

 

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Prochaine réunion le lundi 24 octobre 2005 à 15 h

à la Préfecture du Nord (salle Erignac)

 

Ordre du jour :    Communication de Monsieur Alain Lottin

 

Grands marchands et instruction des enfants pauvres au milieu du XVIe siècle :


l'école Déliot (1554) dite des Grisons.