COMMUNICATION
DU 24 SEPTEMBRE 2001
M
Michel Défossez
Notre-Dame
des
Mouches à Avesnes et son culte
Le
21 novembre 1998 a été
commémoré le 5
ème
centenaire du miracle de
Notre-Dame des Mouches, selon la tradition figurée sur un
tableau du retable de
la chapelle Notre-Dame des Mouches dans la collégiale
St-Nicolas. Le 21
novembre 1498, tandis que les habitants étaient à
l’office de la fête de la
Présentation de la Vierge au Temple, une troupe de
Français serait entrée en
ville et aurait été mise en fuite par une
apparition de la Vierge qui aurait
jeté des essaims d’abeilles sur les assaillants.
Si
l’historien ne peut faire l’histoire du miracle
qui, en tant que tel, n’est pas
directement perceptible, il peut faire l’histoire de sa
commémoration. La
difficulté réside dans le fait que la source
traditionnelle de l’historien,
l’écrit, est toujours en retard par rapport aux
pratiques cultuelles. les
premiers récits à finalité historique
ont été écrits plus d’un
siècle après les
premières commémorations liturgiques.
C’est d’ailleurs un signe de l’origine
plus populaire que savante du culte. Nous allons suivre
chronologiquement le
culte depuis son origine.
1) La période
1530-1640 : une commémoration liturgique
Les
premiers indices du culte se trouvent dans des
registres de monitions
dominicales conservées aux archives municipales
d’Avesnes (cote GG 26). Ils indiquent pour
l’année 1529 (première année
disponible) et pour les années suivantes à la
date du 21 novembre
« processio generalis omnia
solemnia ». Cette procession
générale
n’existe pas pour d’autres fêtes de la
Vierge, pour la Nativité de la Vierge
par exemple. Le registre de monition de 1579 donne les indications
suivantes :
« la solennité de la
Présentation Notre-Dame, messe en la chapelle
après
matines et le sermon à la grand messe, fête
à dévotion, mémoire du
miracle ». En 1620, on retrouve à peu
près la même mention : « messe
à la chapelle après matines et le sermon
à grand messe », sans ajouter le
« mémoire du
miracle ». Il convient de donner quelques
précisions sur
cette fête de la Présentation de la Vierge au
Temple, bien oubliée de nos
jours. La Vierge aurait été amenée par
ses parents au Temple de Jérusalem à
l’âge de 2 ans 2 mois et 13 jours pour y
être élevée et c’est
là qu’elle aurait
fait voeu de virginité (1).
La Légende Dorée ajoute quelques
éléments pittoresques :
« à l’âge de 3
ans, la Sainte Vierge fut sevrée et amenée avec
des offrandes au Temple du
Seigneur. Il y avait autour du Temple quinze degrés. Quand
la Sainte Vierge eut
été placée sur le premier de tous,
elle les gravit sans le secours de personne
comme si elle fût parvenue à un âge
mûr » (2).
Cette fête serait arrivée en occident en 1375. Le
pape Grégoire XI en a fait
faire l’office ; Pie II (1458-1464), Sixte IV (1471-1484) et
Paul IV (1464-1471)
ont spécialement autorisé la fête dans
l’Eglise et Sixte Quint en a fait un
décret en 1585. On observera donc qu’en 1530,
c’était encore une fête
récente
qui s’est répandue en nos régions
durant la seconde moitié du XVe
s. La date traditionnelle de 1498 est donc plausible, encore que cette
année là
il n’y ait plus de guerre ; plutôt que des
armées régulières, il pourrait
s’agir de bandes plus ou moins organisées
cherchant à piller. Deux autres
indices matériels du début du XVIe
siècle existent. Il y avait
tout d’abord le retable destiné à la
chapelle de la Vierge de la collégiale
St-Nicolas qui se trouvait à l’église
de la Flamengrie dans l’Aisne et qui a
été récemment pillé. Les
vols ont fait disparaître les sujets mais des
photographies prises en mars 1968 (3)
montrent bien sur les compartiments de droite de bas en haut :
-
Louise d’Albret et Charles de Croÿ
représentés devant des fondations diverses
-
la présentation de la Vierge au Temple
-
la fuite des soldats devant une ville fortifiée
On
ne connaît pas la date exacte de ce retable, sans doute
réalisé à l’occasion du
décès de Louise d’Albret pour la
chapelle de la Vierge dont elle était consoeur
comme d’ailleurs sa fille et héritière
Anne de Croÿ. On se trouve donc dans les
années 1530-1540, avec à cette date un
« document » iconographique
qui relie la présentation de la Vierge à la
libération de la ville d’une
attaque ennemie. Il ne faudrait pas non plus négliger
l’indice du maintien d’un
petit portail latéral de l’église
donnant sur l’actuelle chapelle, portail
visible sur la vue de l’album de Croÿ datant du
début du XVIIe s.
Le portail subsistait encore en 1746 et on en voit encore
l’emplacement. Il a
été bouché ; à la place, on
a placé une niche avec une statue de la Vierge. Il
faut ici rappeler quelques points d’histoire.
L’église de 1498, celle qui a
été
reconstruite après la prise de la ville en 1477, avait
à son tour brûlé en
1514. La reconstruction s’opéra
jusqu’aux environs de 1550. Le plan de
l’église
supposait dès l’origine, la construction des
chapelles latérales par les
confréries. Ce sont en effet les murs séparatifs
de ces chapelles qui
contrebutent les voûtes d’ogives de la
travée centrale et des travées
latérales
et qui évitent ainsi l’emploi
d’arcs-boutants. Les chapelles des confréries
sont pavées, elles ont leur mobilier, leur autel, leur banc,
leurs armoires. La
création d’un portail latéral ouvrant
sur une telle chapelle n’a strictement
aucun sens car il ne peut y avoir de passage qui viendrait au surplus
s’interposer entre le banc des confrères et
l’autel. Autrement dit, le maintien
d’un portail latéral à cet endroit
là vers 1540 ne peut s’expliquer que par une
sacralisation spécifique de ce portail. Enfin, il y a une
statue. La statue de
Notre-Dame des Mouches telle qu’on la connaît
aujourd’hui fut restaurée par
Buisine, au moment du 4e centenaire. Celui-ci examina la statue et
trouva une tête en pierre sur un corps très
abîmé. Il fit une enveloppe de
carton-pierre pour recueillir le corps qu’on ne pouvait
restaurer et estima la
tête comme datant du XVe s. Or en 1654, Jacques Lebeau,
chapelain
de la chapelle St-Jacques et St-Philippe (4)
témoigne que la statue avait été
restaurée : « l’image
d’icelle qui a
opéré le miracle a été
nouvelement restaurée, y restante seulement la teste, le
reste a été fait l’an passé
que l’on comptait 1654 ». Les observations
de
Buisine (5)
recoupent bien la mention de 1654. Au total, on peut donc
bien
considérer qu’en 1530-1540 on
commémorait un miracle de la Vierge ayant
délivré Avesnes, un 21 novembre, avec
un lieu précis, le petit portail latéral de
l’église. Mais la Vierge n’a pas
encore de nom ; il n’y a pas de confrérie
spécifique ; la chapelle du petit
portail s’appelle toujours chapelle de St-Jacques et
St-Philippe et est
désignée comme telle dans le testament de Louise
d’Albret. Parmi les fêtes de
la ville, la place occupée par les
cérémonies du 21 novembre reste
limitée.
L’ordonnance de Guillaume de Berghes, archevêque de
Cambrai, le 4 août 1608,
qui répartit entre prévôt et doyen du
chapitre et curé de la paroisse la charge
de dire les messes aux différentes fêtes (6),
ne cite pas nommément le fête de la
Présentation de la Vierge au Temple qui est
attribuée au curé au titre des
« autres fêtes de la
Vierge ». La
grande manifestation religieuse et civique est la fête de la
procession de la
ville qui se tient le premier dimanche d’août
où le prévôt du chapitre officie.
Le culte n’apparaît donc pas comme reconnu par
l’église constitutionnelle qui,
avec sa prudence habituelle pour la période post tridentine,
fait le minimum.
2) 1640-1720
Cette
période voit se dérouler deux
événements essentiels :
l’élaboration des récits
écrits et le rattachement du culte marial à celui
de Notre Dame du Bon Secours,
ce qui légitimait le culte aux yeux des autorités
ecclésiastiques. Le premier
récit écrit dont on dispose est celui de
Vinchant, prêtre de Mons, l’auteur des
Annales du
comté de Hainaut,
mort en
1635. Son récit situe
l’événement à la chandeleur
de 1494. Les Français avaient
été aperçus par une
« ancienne femme du dehors d’icelle
ville » qui
prévint les bourgeois. Ceux-ci quittant leurs
prières s’armèrent et mirent en
fuite les Français. On a donc une version
« laïque » du miracle.
Cette version ne fut pas connue par les historiens avesnois avant
l’oblation de
1852. En effet le manuscrit de Vinchant fut publié sous une
forme abrégée en
1648 qui ne relatait pas cet événement.
Réciproquement, la version Vinchant ne
correspond pas du tout aux données du culte
attesté au XVIe
s.
L’événement se serait passé
le soir alors qu’on a parlé de matines ; la
fête
est celle de la Purification de la Vierge le 2 février alors
que la tradition
avesnoise la place au 21 novembre. Le second récit est celui
du chapelain de la
confrérie St Jacques et St Philippe :
« l’an 1498 pendant que l’on
chantait matines, les Français avaient surpris la ville
d’Avesnes et estaient
jà entrés jusqu’au petit portail de
l’église et même avaient jà
commencé de
piller quand est apparu une honorable dame avec une baguette blanche en
la
main, laquelle donna une telle épouvante aux Franchois
qu’ils se tuyoient l’un
l’autre pour s’enfuir et ainsi la ville demoura en
liberté ». Cette
version correspond au culte du XVIe s. Elle date de 1655 et
était
connue de Lebeau. Le troisième récit
était inconnu d’Isidore Lebeau et des
historiens locaux du début du XIXe
s.. Il n’a été connu à
Avesnes
que par l’ouvrage publié sous les auspices de la
Société de Jésus en 1848,
intitulé
Les
sanctuaires de la mère de
Dieu. L’ouvrage
anonyme mais attribué au père Possoz
cite Lebeau mais aussi un ouvrage du père jésuite
Guillaume Gumppenberg, publié
en 1672 à Munich, qui parle de
« l’imago B. Vi Miraculosa de
cuniculis ». Ce serait la statue honorée
au petit portail de l’église qui
se serait déplacée avec une baguette blanche pour
faire fuir les ennemis. La
fête se situe toujours le jour de la Présentation
de la Vierge au Temple.
Gumppenberg précise que ce jour là, des cunioles
(petits gâteaux) ont été
donnés aux enfants, d’où le nom de
Vierge aux cunioles donné par la habitants.
On notera que le don de cunioles est aussi cité par Lebeau
(7)
qui ne connaissait pas l’ouvrage de Gumppenberg qui ne se
trouvait pas dans sa
bibliothèque (9). La
tradition d’une statue miraculeuse se retrouve encore dans un
récit de l’abbé
Faussabry : « on prétend
d’après la tradition que l’image de
Notre Dame de
Bonsecours poursuivit sous la figure d’une femme les
Français qui avaient pris
la ville par ruse et y entraient pêle-mêle
jusqu’à la rivière
d’Etroeungt dans
laquelle ils se précipitèrent avec tant de
trouble et de fièvre qu’il ne s’en
échappa pas un seul. On rapporta aussi que quand Louis XIV
séjourna dix jours
au château d’Avesnes, on lui montra la table qui
existe encore à cette chapelle
et qui représente l’effet miraculeux de ce prodige
et que S.M. ne fit d’autre
réponse que si la Mère de Dieu avait
daigné s’intéresser en faveur des
habitants lors qu’ils étaient espagnols elle ne
serait pas
moins propice sous la
domination
française. ». Au XVIIe
s., la Vierge joue un rôle protecteur.
Elle est mise sur la porte de France. Après la
conquête française, elle est
placée sur la face intérieure de la porte de
Mons. On notera de tout cela que
des mouches, il n’y a pas encore et que la Vierge
n’a pas de nom, sinon celui
de Notre-Dame des Cunioles fort peu liturgique ! Le rattachement du
culte à
celui de Notre-Dame de Bonsecours va permettre de nommer la Vierge et
de lui
établir une confrérie, pièce
essentielle du culte aux XVIIe et
XVIIIe siècles. Tout part de la découverte
d’une statue dans un bois
entre Peruwez et Condé. Un culte s’organise, est
reconnu par l’évêque et le 21
novembre 1637 a lieu la dédicace de la première
chapelle de Notre-Dame de
Bonsecours. La fête de la légende Bonsecours est
donc fixée au 21 novembre. Dès
lors, la fusion des cultes peut avoir lieu. Vers 1670, si
l’on suit le texte de
Gumppenberg, la Vierge avesnoise n’est pas encore
appelée Notre-Dame de
Bonsecours ; la confrérie qui a en charge le culte est celle
de Saint Jacques
et Saint Philippe. En 1714 en revanche, la chapelle Saint-Jacques et
St-Philippe a disparu et est désignée comme la
chapelle Notre-Dame de
Bonsecours. Mais l’appellation Notre-Dame de Bonsecours va
perdurer jusqu’au
milieu du XIXe s.. La délibération du Conseil
Municipal d’Avesnes
du 29 prairial an XI qui organise la remise en ordre de
l’église pour le culte
(il n’y a pas encore de fabrique) cite la chapelle de
Notre-Dame de Bonsecours.
Isidore Lebeau en 1830 n’emploie pas d’autre terme.
En 1852, Zéphir Piérart (10)
ne fait pas autrement.
3) 1720-1890 : La lente
apparition des Mouches
Jusqu’à
présent les récits
ne
signalent pas de
mouches dans l’intervention. Mais à
côté de la tradition savante des récits
se
développe une tradition populaire sur les mouches.. Le
premier document est le
tableau du retable de la chapelle. Il est datable de façon
absolue d’avant
1815, puisqu’il montre une toiture de
l’église antérieure à
l’incendie de 1815,
et d’après 1757 puisqu’on distingue le
toit de l’actuel hôtel de ville.. Plus
précisément, les inventaires
révolutionnaires de l’an II et III montrent que le
tableau avait subsisté aux
déprédations : il est donc antérieur
à 1793. Le
premier auteur à faire allusion aux mouches est Mme
Clément-Hemery dans
Les
fêtes civiles et religieuses
(11).
Elle reprend des pages de Lebeau sur ce miracle et ajoute :
« Dans ce
tableau où l’art ne brille pas, on voit la Vierge
mettant en fuite les ennemis
avec un grand sceptre, elle a de plus pour auxiliaire des essaims de
mouches à
miel qui poursuivent les fuyards et les piquent cruellement.
C’est de ça dit on
que viennent les abeilles et la ruche qui formaient les armoiries de la
ville. ». Ce texte relie les mouches à
une particularité du blason et fait
état d’une tradition explicative de ces
armoiries.. Un autre écho de la
tradition des mouches se trouve chez Zéphir
Piérart (12)
: « les Français, disent les bonnes
femmes d’Avesnes, étant venus assiéger
la ville furent tout à coup environnés
d’une nuée de mouches à miel que Notre
Dame avait déchaînées sur eux et qui,
par leur piqûre, les forcèrent à lever
le
camp. C’est depuis ce le temps, ajoutent-elles, que la ville
a adopté pour
armoiries une ruche d’abeilles. ». On voit
de ces traditions recueillies
par des auteurs bien connus des folkloristes, que des mouches sont
liées aux
armoiries de la ville Cette affaire des armoiries fut
étudiée de manière
exemplaire par Charles Croix (13).
Les abeilles ne commencent à apparaître sur le
sceau de la ville qu’en 1781
sous le majorat de Gossuin, c’est à dire
exactement en même temps que le
tableau.. D’où peuvent venir ces mouches inconnues
des traditions anciennes ?
Là encore, c’est Charles Croix qui donne la
clé du mystère. Philippe de Croÿ,
fils d’Anne, a fait frapper en 1567 une médaille
le représentant avec comme
animal emblématique une ruche avec des abeilles et la devise
Dulcia mixta
mali. Selon certains
historiens, les prédécesseurs auraient eu le
même emblème. Aux dires du
subdélégué Faussaby, les canons de la
place d’Avesnes portaient les armoiries
des Croÿ (mais il ne dit pas qu’il s’y
trouvait des mouches). Dès lors le
parallèle canons/mouches pouvait être fait. Le
surnom donné aux Avesnois
« les mouches » pouvait
être une allusion à ces canons (à
Maubeuge,
on avait le macquet qui est un carreau
d’arbalète). Enfin, ayant oublié
l’explication première du surnom mouches/canon, la
tradition populaire aurait
trouvé une autre explication. Tout ceci est vraisemblable,
mais il faut
préciser que nous ne savons pas si les canons portaient bien
l’emblème des
mouches.
4) Le 4ème
centenaire
C’est
au chanoine Hannoy que l’on doit la reconnaissance officielle
par l’Eglise du
titre de Notre-Dame des Mouches. Lors de la restauration de
l’église, entre
1885 et 1893, une inscription en néo-gothique est
portée sur le retable. Au XIXe
siècle, on médiévalise
l’église, on reconstitue le stock de reliques et
on
recrée le culte des mouches. C’est
l’époque des grandes manifestations festives
: en 1894 on fête Notre-Dame de Grâce de Cambrai,
en 1897 Notre-Dame du Saint
Cordon à Valenciennes. Ces manifestations constituent une
réponse aux
festivités du centenaire de la Révolution
Française, notamment celles du petit
tambour Stroh ou la bataille de Wattignies. Les fêtes du
quatrième centenaire
donnent lieu à la publication d’une bulletin. Dans
des ateliers de couture,
l’habit de la Vierge est refait. Les écoles, le
patronage réalisent une
couronne du rosaire, 10 millions
d’Ave
Maria sont
récités. Un trésor (disparu en 1914)
est créé à partir des dons
de bijoux. La statue est restaurée tandis qu’on
sort toutes les châsses et
reliquaires de l’arrondissement et que le char triomphal de
Notre-Dame des
Mouches est promené. Aujourd’hui le culte existe
toujours, on dépose encore des
bijoux au pied de la statue qui est toujours fleurie.
(1) F. GERY, Vie des
Saints, Paris, 1718,
t. III
(2) Légende
Dorée,
éd. Garnier-Flammarion, t. II
(3) L’abbé
Pierre
Bourdon avait acquis les photographies et elles ont
été rachetées
en vente publique par l’auteur
(4) Le témoignage
est repris par
Lebeau dans son Précis
de l’histoire d’Avesnes
comme se trouvant au registre de la
confrérie de Notre Dame de Bon Secours et par le chanoine
Hannoye dans ses Souvenirs
religieux qui sont aux
archives de la Société Archéologique
et Historique de l’arrondissement
d’Avesnes dans le registre de la confrérie St
Jacques et St Philippe. Il cite
une transcription de Mgr Dehaisne qui avait retrouvé le
registre aux archives
municipales d’Avesnes. Comme on le verra, la
confrérie St Jacques et St
Philippe va devenir la confrérie Notre Dame du Bon Secours.
Les registres de
Lebeau et celui de Mgr Dehaisne sont donc un seul et même
registre. Il a existé
effectivement aux archives municipales mais nous n’avons pu
le retrouver. Cela
dit, Mgr Dehaisne était un historien sérieux et
il n’y a aucune raison de
suspecter sa transcription qui recoupe bien celle de Lebeau
(5) Bulletin
des fêtes du Ivème centenaire de
Notre Dame des Mouches,
n°8
(6) Archives SAHAA D 53
(7) Biographie
des prêtres du diocèse de
Cambrai, t. III
(8) Précis
de l’histoire d’Avesnes,
1836
(9) Le catalogue de la
bibliothèque fut dressé par Michaux et se trouve
aux
archives de la SAHAA
(10)
Guide complet, p.263
(11) Fêtes
civiles et religieuses.
T I
1831. P.391
(12) Guide
complet,
p.265.
(13)
SAHAA, T. XVIII. 27.