Présents :
Melle M. Mestayer, M. B.
Lefebvre, Mme F. Bruno, M. A. Plateaux, M. J.P. Ribaut, M. A.
Gérard, M. E. Desplats, Mme Th. Lecroart, M. M. Vangheluwe,
Mme M. Dumont, M. A. Delqueux, M. J.C. Hocquet, M. M. Tomasek, M. B.
Delmaire, M. M. Debersée, M. G. Janssen, M. M. Delecaut, Mme
Y. Marecaille-Stievenard, M. D. Delgrange, M. A. Lottin, Melle R.
Cleyet-Michaut, Mme C. Wallart, Mme J. Dion, M. Schaeffer, M. Dalmasso..
Excusés :
M. F. Boniface, M. J.M.
Duvosquel, M. Cl. Depauw, M. R. Galamé, M. P. Oddone, Mme
Bacquaert, M. Ch. Pfister, M. J.M. Goris, Melle Ch. Lesage, Mme A.
Delmotte, M. R. Berger, Mme M. Jeanson, Melle M. Vasseur, Mme Y. Hemel,
M. P. Leman, M. D. Terrier, Mme Malle-Grain, M. J. Milot, Mme Cuvelier,
M. S. Calonne ; M. l’abbé E. Deleplanque, Mme N.
Malle-Grain, M. B. Grelle, M. Ph ; Guignet.
COMMUNICATION
Les Jésuitesses
par Alain Lottin
Sous ce nom, sont inclus
l’institut fondé par Mary Ward et toutes les
fondations qui y ont été assimilées
comme les Filles de Sainte Agnès ou de Notre-Dame. La
création de communautés de filles
dévotes, dans la « tradition flamande »
par ailleurs, s’explique par le désir de
participer à la grande œuvre de catholicisation et
d’imiter les Jésuites. Elles souhaitent instruire
le sexe féminin. Cette initiative est au départ
encouragée par des Jésuites et par des
prélats proches de la Compagnie, comme le père
Bernard Olivier à Antoing qui, vers 1554, encourage Quinte
Monnier à se charger de la catéchèse
des filles le dimanche. En 1563, Quinte Monnier est appelée
par l’évêque à Tournai. En
1569, est créée la communauté de
Sainte Agnès, couramment appelée « les
Jésuitesses ».
Lors des troubles, les Filles de Sainte
Agnès se réfugient à Douai, ville
universitaire où les Jésuites sont bien
implantés. En 1580, le seigneur de Vendegies leur donne une
maison rue St-Eloi. En 1600-1605, elles sont reconnues par
l’évêque d’Arras et le
Magistrat de Douai. Ce sont des filles séculières
; la communauté est soumise à
l’évêque et au curé de la
paroisse et n’a pas de chapelle. Elle s’occupe
d’enseigner les filles pauvres dans la doctrine
chrétienne. Son organisation est calquée sur le
modèle conventuel. Les filles prononcent des vœux
simples, prêtent le serment de pauvreté,
chasteté et obéissance.
Des fondations de même nature sont
créées dans d’autres villes. A
Valenciennes, Notre-Dame des Anges ouvre le 12 mars 1611 à
l’initiative de Charlotte Françoise de Sepmeries
et de Marie Doutreman avec l’aide du Jésuite
Philippe Corbault. Les filles de Sainte Agnès de Cambrai
présentent en 1625 à
l’archevêque, une requête qui aboutit, en
1626, à la création de la Grande Ecole des
Pauvres de Cambrai. A Maubeuge une maison des Filles Notre-Dame est
fondée en 1618. A Arras Philippe de Caverel, abbé
de St-Vaast donne, le 1e juillet 1619, une maison
à Suzanne Taisne pour « instruire les jeunes
filles à lire, écrire, coudre, filer ».
Le 15 juillet 1628, la
Congrégation « De Propaganda Fide »
ordonne au nonce à Bruxelles, Fabio de Lagonissa, de
supprimer les « Jésuitesses »,
l’Institut de la Vierge Marie de Mary Ward tout comme les
communautés de Filles dévotes dites de Sainte
Agnès ou de Notre-Dame. Elle justifie cette
décision par la réprobation exprimée
par le Concile de Trente et par Pie V à
l’égard de ces filles et par le risque de
« scandale » induit par leur «
liberté de vie ». Rome veut interdire à
ces filles de se mêler de prédication et de
s’emparer partiellement d’une fonction sacerdotale.
Le nonce supprime l’Institut de Mary Ward et invite
l’archevêque de Cambrai à faire de
même dans son diocèse. Mais François
Van der Burch entreprend de défendre auprès de
Rome les filles dévotes. Il fait valoir que la
clôture est incompatible avec leurs fonctions et que Rome
tolère les chanoinesses et les béguines qui
n’observent pas non plus la clôture.
Simultanément, les Magistrats des villes
concernées interviennent auprès de
l’Infante Isabelle soulignant l’extrême
utilité du travail de ces filles. Celle-ci prend fait et
cause pour les « Jésuitesses » et
intervient auprès du cardinal Barberini,
secrétaire d’Etat. Un sursis est
accordé aux filles dévotes et le 4 janvier 1630,
le décret est suspendu. La bulle d’Urbain VIII,
publiée en 1631, supprime les «
Jésuitesses » mais reconnaît tacitement
que les filles dévotes aux Pays-Bas ne sont pas
concernées. En 1633, François Van der Burch donne
même aux Filles de Sainte Agnès de Cambrai une
vaste maison et la dote richement. Dans son testament, il leur
lègue sa chapelle particulière. La Fondation Van
der Burch devient une des gloires de Cambrai et la tradition rapporte
que Louis XIV s’en serait fait communiquer le
règlement pour Saint-Cyr. A Arras, le Magistrat passe en
1644 une convention avec les Filles « dévotaires
» qui voient leur statut confirmé.
La guerre franco-espagnole va disperser
les communautés, les priver de leurs revenus et compromettre
l’œuvre de christianisation entreprise.
---
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrage
10 mars 1906 La
catastrophe des mines de Courrières…Et
après ?, Actes du colloque européen
organisé par le Centre historique minier du
Nord-Pas-de-Calais à Lewarde les 9, 10 et 11 octobre 2006,
Lewarde, Éditions du Centre historique minier de Lewarde,
2007, 319 p, 18 €
Ce volume reprend les 27 communications
présentées lors de ce colloque. Elles sont
regroupées autour de quatre thèmes : I) La
catastrophe du 10 mars 1906, II) Après la
catastrophe, les conséquences, III) Risques et
sécurité à la mine, IV) Les
représentations de la catastrophe. De larges extraits des
débats suscités par les communications, les
interventions des participants à la table ronde et les
conclusions du colloque complètent ce volume.
Revues
-
Les Amis de
l’église Sainte Catherine, Bulletin n° 19
année 2007
- Frédérique
GUILLERAND-FAIDHERBE, « La pierre tombale de Charles
d’Appelren »
Cette
pierre tombale se trouve dans la chapelle Saint-Nicolas
(aujourd’hui Saint-Joseph) de la nef latérale de
l’église Sainte-Catherine.
-
Yvette HENNEL, « Être marguillier
n’est pas une sinécure »
Étude du Livre
touchant les marguilliers de l’église
Sainte-Catherine établi en 1653.
L’auteur passe en revue le recrutement des marguilliers,
leurs droits, le fonctionnement de l’institution, les
obligations et les charges des marguilliers, les relations avec les
paroissiens, le Magistrat et le clergé. Deux annexes dont la
Table du contenu de ce
livre et l’Inventaire
des effets appartenant à la confrérie.
-
Autrefois
Cercle Historique d’Aubers-en-Weppes, Numéro 85, mars 2007.
Dix-huit textes dont quatre de Pierre Descamps et
plusieurs documents photographiques communiqués par des
lecteurs (lettres d’un élève du
Pensionnat Gombert sur papier à en-tête
datée du 14 mai 1924, photographie d’une
classe de l’école de Wicres en 1937, photographie
d’un groupe d’enfants prise en 1947 lors de la
quête aux œufs, le jeudi saint, à
Fromelles).
-
Cambrésis
Terre d’Histoire, Revue de l’Association
« Cambrésis Terre d’Histoire », N°
47-février 2007
- René FAILLE et
André LEBLON, « Parcours de deux architectes du
XIXe siècle entre l’album de Villard de Honnecourt
et le plan-relief de Cambrai sur le chœur de
l’ancienne cathédrale »
- Jean-Claude DEFER, « Histoire
de l’école à Neuville
Saint-Rémy (première partie)
- Arnaud GABET, Henri MOREAU et
Jean-Marie BÉRARD, « Nos villages
méconnus : Lesdain cinquième partie :
1914-1919 »
- Constant ALOYOL (┼), « La
famille ALOYOL : son origine, ses racines, son
évolution quatrième partie »
- Gabriel TROCMÉ, «
Les carnets de guerre du maire d’ÉPÉHY
(1914-1918) neuvième partie : mai-juillet 1916 »
-
Chapelles,
Revue de l’Association Régionale pour
l’Aide à la Restauration des Chapelles et Oratoires, mars 2007-n°157
-
Comité
Flamand de France,
bulletin n° 77, nouvelle série, mars 2007
- Christiane LESAGE, «
À propos de quelques édifices hazebrouckois Le
sort des matériaux à la Révolution
»
- Fabrice DEMEULENAERE, « Un
curé bonapartiste : l’abbé Joseph
Leynaert (1748-1819) »
- Fabrice DEMEULENAERE, « Les
écoles dominicales de l’arrondissement
d’Hazebrouck en 1830 »
-
Fabrice DEMEULENAERE, «
Steenwerck au début de la Restauration
d’après un document contemporain (1817) »
- Robert EFTIMAKIS, «
Abbé Lemire : année 1912 »
- Isabelle LANNOY et Jean-Pierre
GRASSIEN, « Le Centre iconographique de la Flandre »
- Francis DEVOS, « Martin de
Vos au temps des troubles religieux du XVIe siècle, 5e
partie »
- Pierre DESCAMPS, « La Domerie
de l’Aubrac, fondation d’un seigneur flamand
»
-
Gens et
pierres de Roubaix. Le magazine d’Histoire de Roubaix, n° 3 Mars 2007
Douze contributions richement illustrées dans
cette revue qui connaît un très grand
succès. À noter en particulier dans cette
livraison l’article de Gilles MAURY, « Le
château Vaissier, Palais du Congo ou le rêve
éphémère d’un industriel
roubaisien ». Gilles Maury, architecte et professeur
à l’école d’architecture de
Lille, présente ,à partir des informations
recueillies pour la thèse qu’il doit soutenir en
2007, l’histoire de cette étonnante demeure
édifiée en 1892 pour l’industriel
Victor Vaissier par l’architecte Dupire-Rozan et
détruite en 1929.
- Jadis
en Cambrésis,
N° 92-Janvier 2007
- « Hommage à Jean
DAUVEGIES »
- Pierre LEMAÏTRE, «
La mencaudée de Cambrai »
- Patrick BRACQ, « Un
Beauvaisien dans la tourmente de la Première Guerre mondiale
»
- Solange MÉRESSE-NOTEBAERT,
« Le quadrille des lanciers »
- André DROMARD, «
Les bans d’Avesnes-lez-Aubert »
-
Pays de
Pévèle, Revue historique et culturelle
publiée par la Société Historique du
Pays de Pévèle, 2006, n° 60
Numéro
consacré à la commémoration des
guerres du XIXe et du début du XXe siècles.
- Stéphane TRÉLA,
« Cent neuf lettres quelque quatre-vingt-dix ans
après »
- Jean-Louis PELON, « La
« Bataille des pyramides » Sémiologie
des monuments aux morts »
- Ivan PACHEKA, « Ceux qui
pieusement sont morts pour la patrie…L’hommage aux
morts de la Grande Guerre dans le Pas-de-Calais »
- Alain PLATEAUX, «
Mémoires de pierre et de bronze. Les journées
Charles Bonnier »
- Paul DROUVIN et Guy DESBIENS,
« Le domaine d’Assignies à Tourmignies
à l’époque de la famille Boutry de 1860
à 1907 »
- Monique HEDDEBAUT, « Guide :
Archives de la Résistance et de la déportation
»
-
Revue
historique de Dunkerque et du littoral, Société
dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie, n° 40, janvier 2007. Spécial
photographie
- Michel TOMASEK, « Albert
Ghysel et la peinture dunkerquoise en cartes postales »
- Jean-Louis PERREAU, « Les
débuts de la photographie à Dunkerque »
- Jean-Louis Perreau, «
L’album d’un amateur dunkerquois à la
fin du XIXe siècle »
- Christian BORDE et Christian
PFISTER-LANGANAY, « Promenades dunkerquoises
d’Augustin Boutique autour de 1893 »
- Alain DEFLESSELLES et Christian
PFISTER-LANGANAY, « Matricule des navires et cartes postales
»
- Jean-Louis DECHERF, « La
Société photographique
d’Armentières (1900-1914) »
- Isabelle LANNOY et Jean-Pierre
GRASSIEN, « Le Centre Iconographique de la Flandre »
- René GALAMÉ,
« Comtes de Flandre et seigneurs
héréditaires de Dunkerque.
Événements locaux qui ont marqué leur
règne »
- Denis CLAUZEL et Christian
PFISTER-LANGANAY, « Le premier château fort
à Dunkerque : un document capital »
- Victor ENTHOVEN «
La naissance de la marine des Provinces-Unies : des Gueux de mer
à l’Amirauté »
- Jean-Marie GORIS, « Alexandre
Farnèse, un bienfaiteur oublié de Dunkerque,
Gouverneur des Pays-Bas de 1578 à 1592 »
- Olivier RYCKEBUSCH, « Les
administrateurs de l’hôpital
général de Dunkerque dans la France
d’Ancien Régime »
- Mickael SIMPSON, « Cinq
nouveaux rôles d’équipages corsaires
dunkerquois »
- Gérard TASSIN, «
Gaz et électricité à Dunkerque et ses
environs (1837-1946) »
- Olivier RYCKEBUSCH et William MAUFROY,
Audrey DUFOUR, Gérard FOSSE, Stéphane
RÉVILLION et Virginie MOTTE, « Chroniques du
Patrimoine »
-
Revue du
Terroir, Bulletin de la Société Historique de
Villeneuve d’Ascq et du Mélantois, N° 6-2007
Ce numéro est largement consacré aux
souvenirs d’André DELQUEUX. Né
à Ascq en 1929, il évoque les commerces
d’une rue de sa commune qui ont marqué son
enfance, la vie de l’entreprise de peinture
fondé par son grand-père en 1907 et toujours
très active. Jean MÉNARD évoque la
« foire aux plaisirs » qui se déroulait
chaque année à Flers. Madame DESOBRY raconte les
souvenirs de sa mère qui fut employée
à l’ouvroir d’Annappes de 1900
à 1913. Tous ces témoignages constituent une
riche évocation d’une
société en voie de disparition. Ils
intéresseront les habitants de Villeneuve d’Ascq
et seront précieux pour les historiens du quotidien.
Tirés à part
- Jean-Louis DECHERF,
« La Société photographique
d’Armentières (1900-1914) »,
Revue historique de Dunkerque et
du littoral, n° 40, janvier 2007, p. 151-156.
---
INFORMATIONS
- Les actes du colloque
Campin in context Peinture et
société dans la vallée de
l’Escaut à l’époque de Robert
Campin (1375-1445) qui s’est tenu en mars-avril
2006 vont être prochainement publiés. On peut y
souscrire au tarif préférentiel de 30 €
(prix en librairie à partir du 1er juillet : 55 €)
auprès de l’Association des Guides de Tournai, 59
rue Jeanne d’Arc, B-7500 Tournai.
- À l’occasion de la
distinction de Valenciennes comme Capitale régionale de la
Culture en 2007, le Musée des Beaux-Arts de Valenciennes
présente du 7 avril au 1er juillet 2007 une exposition
Nord Terre de
création Chefs-d’œuvre des
musées du Nord-Pas-de-Calais.
L’exposition réunit 150 œuvres et objets
d‘art conservés dans les 33 musées de
la région pour évoquer son histoire artistique
depuis la conquête par les Romains
jusqu’à nos jours.
- Le centenaire de la naissance de
Maxence Van der Meersch sera célébré
par toute une série de manifestations ; On notera en
particulier une grande exposition à la
médiathèque de Roubaix du 15 septembre 2007 au 6
janvier 2008 et à l’Université
d’Artois un colloque international les 29 et 30 novembre
2007. Un numéro de la revue
Roman 20-50 ,
coordonné par Paul Renard et Christian Morzewski sera
consacré à
Invasion
14 et
L’empreinte
du dieu.
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Prochaine réunion
Lundi 23 avril
2007 à 15 heures
aux Archives
départementales du Nord
Communication
de
M. Philippe
Marchand :
La librairie
à Lille 1800-1914