Séance du lundi 18 mars 2000
A
l’Hôtel du
Département
Sous la
présidence de M. Philippe
Marchand
Présents : Melle
Christiane Lesage, M. A. Plateaux, Dr. A. Gérard, M. J. Milot,
M. Sivery, M. B.
Schaeffer, M. E. Vanneufville, M. A. Delqueux, M. J. Ameye, Mme Th.
Lecroart,
M. J.L. Decherf, M. B. Delmaire, M. P. Oddone, M. R. Galamé, M.
J.M. Goris, Mme
J. Dion, M. P. Leman, M. M. Vilette, M. Delécaut, M. G. Janssen,
M. F.
Boniface, M. Gerger, Melle M. Mestayer, M. le chanoine Platelle, Mme C.
Wallart, M. Ph. Marchand.
Excusés : M.
Vangheluwe, M. D. Terrier, M. C. Lannette, Mme Jeanson, M. J.
Clinquart, M.
Merck, M. Desrumeaux, M. G. Mathon, Melle R. Cleyet-Michaud,
Frère Ribaud,
Melle Tournouer, Mme M. Dumont, Mme M.P. Dion, Mme Grain, M. S.
Calonne, M. J.
Verhasselt M. J. Heuclin, Mme Lussien Maisonneuve, M. Duée, M.
le Dr. Desplats,
Mme Cuvelier, Mme Marécaille, Mme Bacquart, M. Pfister, Melle
Herbert, Melle
Terouanne, M. A. Merck, M. Leblond, M. Dauvegis, M. Caudron, M.
Verhasselt, M.
F. Lentacker
Par Vincent Doom
Conservateur des Archives de Douai
LE
CATALOGUE INFORMATISE DES
SCEAUX DOUAISIENS : DE L'EMPREINTE DE CIRE A L'EMPREINTE NUMERIQUE
Les Archives municipales
de Douai sont équipées d'un logiciel informatique qui
comprend 10 postes en
réseau dont deux en accès direct pour le public dans la
salle de lecture. Les
fonds douaisiens ont fait l'objet d'une description systématique
dans la base
de données Avenio® avec 120 000 notices soit 465 Mo de
données textuelles et
1,4 Go d'images. La numérisation des collections est aujourd'hui
une absolue
nécessité afin d'assurer la préservation des
documents les plus fragiles et les
plus sollicités. Elle permet aussi de répondre à
la demande de plus en plus
pressante des généalogistes et des chercheurs qui,
à défaut des originaux,
attendent confort et accès aux fonds par le biais de la base de
données en
salle de lecture, d'Internet à court terme, et de supports
numériques de type
CD-ROM.
Dans
cette perspective les Archives municipales de Douai ont entamé
un programme de
numérisation des collections. Depuis l'année 2000,
l'inventaire électronique
des sceaux du 12e au 18e siècle qui comprend quelque 3
000 pièces a été mis en oeuvre en collaboration
avec l'université d'Artois.
Trois cents sceaux du 12e siècle à 1384, émanant
de personnes
physiques et morales, laïques et ecclésiastiques, ont ainsi
été traités. Le
catalogue des empreintes antérieures à 1500 est en cours
de réalisation. Plus
de mille matrices originales provenant de la collection Preux seront
enfin
intégrées à la base de données dans un
avenir proche ainsi que les 500 moulages
et surmoulages réalisés par Demey vers 1860. Cette
opération revêt un caractère
particulièrement innovant dans la mesure où pour la
première fois en France, la
numérisation de tels documents est réalisée
directement sans l'interface de la
photographie qui se révèle particulièrement
coûteuse.
Philippe
Marchand prend la parole pour annoncer le décès de la
fille cadette de M. René
Robinet qui vient de s’éteindre après une
douloureuse maladie. Il adresse à
M. Robinet au nom de toute la Commission ses plus sincères
condoléances.
Discussion
Philippe
Marchand après avoir rappelé qu’à Berlin on
créait des bijoux à partir
d’anciennes monnaies (et pourquoi pas à partir de sceaux)
évoque son passé
d’ancien professeur du Service Educatif des Archives du Nord et
se souvient de
la fascination des enfants pour les sceaux. Il remercie le
« garde des
sceaux » de la ville de Douai pour sa conférence fort
dynamique. Melle
Mestayer note quelques inexactitudes dans les analyses et regrette que
la
diplomatique ne soit guère plus enseignée hormis à
l’Ecole des Chartes. B.
Delmaire intervient pour faire part de son admiration pour les
étudiants
travaillant sur les sceaux et note qu’il s’agit d’un
exercice redoutable,
notamment pour la lecture des inscriptions. P. Leman est frappé
par la fidélité
de la représentation des chevaux dans les sceaux
équestres, bien plus fidèle
que sur les perres tombales. R. Berger insiste sur l’importance
de l’annonce du
sceaux qui permet de reconstituer le fonctionnement des chancelleries.
Au sujet
de la bulle pontificale projetée, le chanoine Platelle fait
remarquer que St
Paul est toujours chauve et St Pierre, barbu. La barbe de St Paul est
en
filament, celle de St Pierre est grenue (le nombre des points peut
être
compté). G. Janssen s’avoue ébloui par le travail
de l’étudiant, mais relève
quelques erreurs. Dans l’avenir un lien pourrait être fait
avec la base de
données de Lille III de Martine Aubry.