Séance du lundi 22 janvier 2007
aux Archives départementales du Nord
sous la présidence de Philippe MARCHAND




Présents :     M. Christian Pfister, M. Michel Tomasek, M. Gilbert Dalmasso, M. José Barbieux, M. Dominique Delgrange, M. Raymond Verhaeghe, M. Gérard Janssen, Mlle Christiane Lesage, M. Michel Delecaut, M. Luc Deleplanque, M. Bernard Delmaire, M. Florent Vanremortère et Mme, M. Claude Lannette, Mme Martine Dumont, Mlle Martine Vasseur, M. Michel Vangheluwe, M. Roger Hanoune, Mlle Françoise Bruno, M. Marc Debersée, M. Alain Plateaux, M. Claude Depauw, M. Pierre Leman, M. Edouard Desplats, Mme Yvette Henel, Mme Mayliss Jeanson, M. André Delqueux, Mlle Mestayer, M. Bernard Schaeffer, Mme Yvette Marécaille-Stiévenard, M.Bernard Lefebvre, Mme Marie-Thérèse Lecroart, M. Roger Berger,  M. Alain Gérard, M. Michel Lekieffre, Mme Claudine Wallart.

Excusés :     M. Jean-Marie Duvosquel, Mlle Rosine Cleyet-Michaud, Mme Monique Heddebaut, M. Gérard Couecuisse, M. Xavier Boniface, Mme A. Cuvelier, M. Jean Milot, M. le chanoine Platelle, M. Didier Terrier, Mme Nadine Malle-Grain.


COMMUNICATION

par Madame Nicole Cartier
Les orfèvres de Lille XVIe et XVIIIe siècles

    Madame Nicole Cartier ouvre sa conférence par une présentation historique de l’orfèvrerie lilloise sous l’Ancien Régime ; puis, elle passe en revue la production de l’orfèvrerie lilloise qui, presque exclusivement religieuse jusqu’au milieu du XVIIe siècle, laisse ensuite la place à une grande quantité d’objets domestiques. Elle illustre son propos de vues choisies les unes pour montrer les évolutions de style, les autres pour illustrer la qualité et la finesse du travail des orfèvres lillois. Au terme de son exposé, Madame Nicole Cordier est vivement applaudie.

    S’ouvre alors une discussion qui témoigne de l’intérêt de sa conférence.

    Dans la seconde partie de la réunion, les membres de la Commission dégustent la galette des Rois.





BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages

-    Pascale BRÉEMERSCH, Fabrice BLESSEL, Annick DEGOUY, Anne-José PETIT-JEAN, 60 figures douaisiennes, Douai, Archives communales de Douai, 2006, 156p., 15€
Avec cet ouvrage, les auteurs ont voulu donner une suite au Panthéon douaisien série de notices sur des notables douaisiens publiée en 1896. Qui retenir ? L’entreprise d’emblée s’avérait délicate. Aussi, les auteurs ont-ils décidé de se limiter aux seules personnalités du XXe siècle aujourd’hui décédées. Au terme d’un examen attentif par quelques Douaisiens éclairés, une liste de soixante personnes a été retenue recouvrant à peu près tous les domaines, politique,  associatif, culturel, sportif, religieux, artistique. Peu de femmes dans cette liste, mais cela ne doit pas étonner. Il faut y voir le reflet d’une société dans laquelle la femme n’a pas encore conquis sa place. Chaque notice est illustrée et accompagnée de la mention des sources et d’indications bibliographiques.
Cet ouvrage rappellera aux Douaisiens le souvenir de personnalités qui, à des titres divers, ont été au service de leur ville. Il sera également très précieux aux historiens qui auront à se pencher sur l’histoire de Douai au XXe siècle. Il faut souhaiter que d’autres services d’archives municipales suivent l’exemple des Archives de Douai et de l’équipe qui a réalisé cet ouvrage.

-    Nicole CARTIER, Les orfèvres de Lille, Paris-Leuven-Dudley, Éditions Peeters, Cahiers du Patrimoine, 2vol., 2006, 832p., 90€.
Lille était sous l’Ancien régime la ville la plus active  du territoire national actuel dans le domaine de l’orfèvrerie  après Paris et Strasbourg. C’est à son histoire que s’est attachée Nicole CARTIER pendant cinquante années de longues et minutieuses recherches. Le résultat est un grand et bel ouvrage qui fait honneur à son auteur.  Le premier s’ouvre par un longue présentation historique mettant en lumière la profession d’orfèvre dans toutes ses composantes, la vie du métier, les relations entre les pouvoirs locaux et les orfèvres (p. 19-191). Vient ensuite un tableau des poinçons de marque et de jurande de Lille de 1450 à 1797 (p. 195-234), puis un dictionnaire des 850 orfèvres (maîtres, compagnons et apprentis) de Lille et de sa jurande (Tourcoing, Armentières, Menin, Ypres, etc) antérieurs à la Révolution (p. 237-385). Le second volume présente 567 œuvres datant du XIIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle réalisées par 150 orfèvres. En introduction, l’auteur présente les caractères généraux et la diversité des pièces d’orfèvrerie civile et religieuse, les bijoux et les menuteries. Sont décrites les évolutions de leurs usages, leurs formes et leurs décors.
La Commission Historique du Nord tient à remercier la Direction régionale des Affaires culturelles et son Directeur, Renaud Benoit- Cattin,  qui lui ont fait l’hommage de cette somme exceptionnelle.

-    Jacques THIÉBAUT, Nord Gothique Picardie, Artois, Flandre, Hainaut Les édifices religieux, Paris, Picard, collection Les Monuments de la France gothique, 2006, 439p., 59€
    Dans cet ouvrage consacré aux édifices religieux du Nord gothique  publié par notre collègue Jacques Thiébaut, l’actuel département du Nord fait bonne figure. Quatre notices  sont consacrées aux monuments religieux dont la Révolution a provoqué l’anéantissement (Cathédrale Notre-Dame à Cambrai, collégiale Notre-Dame-la Grande à Valenciennes, collégiale Saint-Pierre à Lille). Cinq notices présentent des églises qui ont résisté aux aléas du temps : l’église Sain-Nicolas à Avesnes-sur-Helpe, l’église Saint-Éloi à Dunkerque qui sort d’une longue période de restauration consécutive aux importants dégâts occasionnés pendant la Seconde guerre mondiale, l’église Sainte-Isbergue à Isbergues, l’église Saint-Maurice à Lille, enfin l’église Saint-Pierre à Solre-le-Château. Chaque notice est illustrée est accompagnée d’une bibliographie.
L’ensemble des notices est précédé d’une copieuse introduction dans laquelle l’auteur fait le point sur les développements de l’art gothique dans l’aire géographique.

-    Michel TURPAIN, Une histoire de Douchy Des origines à 1914, Condé-sur-l’Escaut, Graphic Hainaut, 2006, 131 p.
Si le charbon a fait vivre Douchy-les-Mines et ses habitants pendant un siècle, son nom est mentionné dans un document datant de la fin du XIXe siècle. Ce livre, richement illustré, rappelle ce que fut son histoire depuis cette époque.  L’auteur cite, et c’est un des intérêts de son travail, de nombreux documents d’archives dont on souhaiterait voir les cotes mentionnées.


Revues

-    Autrefois Cercle historique d’Aubers-en-Weppes, numéro 84, décembre 2006.
         Nombreux articles et documents

-    Douaisis-Généalogie, Revue trimestrielle du Centre d’Études Généalogiques du Douaisis, 4ème trimestre 2006
         -    Jean-Claude LAMENDIN, « Généalogie Coget (Sin-le-Noble) »
            -    Françoise DEPOORTER-LALISSE, « Un fœtus de cinq mois au cœur d’une dévolution d’héritage (Première partie »
            -    Vincent HUFTIER, « Généalogie LE TONDEUR (Douai) »
            -    « Les testaments passés devant les notaires de Douai (suite) »
            -    Monique DAVIER, « Généalogie DELILLE (Anhiers, Râches, Flines, Roost-Warendin, Waziers) »

-    Histoire et Archéologie du Pas-de-Calais, Bulletin de la Commission départementale d’histoire et d’archéologie du Pas-de-Calais, tome XXIII, 2005
            -    Bernard DELMAIRE, « La comtesse Mahaut d’Artois et ses trois testaments (1307, 1318, 1329) »
            -    Claude SEILLIER, « Les remparts de la Haute-Ville de Boulogne-sur-Mer après le siège de 1544. Le témoignage des textes et de l’archéologie »
            -    Frédéric DEBUSSCHE, « Le château comtal de Boulogne-sur-Mer. Un nouvel éclairage partiel du monument :l’aménagement d’une plate-forme d’artillerie au XVIe siècle »
            -    Jean-Jacques DUTHOY, « Regards sur l’architecture civile d’Hesdin »
            -    Marc LOISON, « Enseignants publics et méthodes pédagogiques en Artois rural au XIXe siècle. Entre transformation, permanences et résistances »
            -    Francine CASIER6MAGNIER, « Le fond Joseph Raux aux archives diocésaines d’Arras Analyse et perspectives de recherches »
            -    Bruno BÉTHOUART, « La séparation des Églises et de l’État dans le Pas-de-Calais »
            -    Procès-verbaux des séances. Archives. Musées. Protection du patrimoine.

- KFV Mededelingen Komitee voor Frans-Vlanderen, 34e année, n° 3/ dec.2006, janv-fév. 2007
          Ce numéro donne la liste des localités du département où sont organisées des formations en néerlandais.13 villes proposent des cours. On peut consulter le site:   http://www.kfv-fransvlaanderen.org ou adresser un message à kfv.fransvlaaderen@skynet.be 


Tirés à part

-    Marc DEBERSÉES, « La libération de Rumegies », MEMOR Association régionale Nord/Pas-de-Calais pour la mémoire des conflits contemporains, Bulletin d’information, n°40, 2005, p. 108-119.
-    Fabrice DE MEULENAERE, « Jean-Baptiste Segard (1752-1825), clerc paroissial et instituteur à Houplines », Mémoires de la Société d’Histoire de Comines-Warneton et de la région, tome 36, 2006, p. 109-114.
-    Fabrice DE MEULENAERE, « L’enseignement à Armentières depuis la Révolution, première période :1795-1821 (1ère partie), Chronique des Archives municipales, Armentières, n°118, janvier-février 2007.
-    Arnaud GABET, « Sur les pas de Mozart…à cambrai, au pied du monument funéraire du »Grand Fénelon (10mai 1766) », Cambrésis terre d’Histoire, n°45, juin 2006, p. 3-7.
-    Philippe MARCHAND, « Histoire et commémoration : Le bicentenaire des lycées (1802-2002) », Histoire de l’éducation, janvier 2006, n° 109, p. 75-117.


INFORMATIONS

-    Notre ancien président, M. le chanoine Platelle, a été nommé chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur. La Commission Historique du Nord se réjouit de cette distinction qui vient récompenser un grand savant.


     -Notre collègue Gérard COURTECUISSE nous fait parvenir deux brochures éditées par l’association MANYSTORIA. La première porte sur la chapelle Notre-Dame de Grâce à Masny dont la restauration vient de s’achever, la seconde sur les Journées du Patrimoine des 16 et 17 septembre 2006. Les illustrations de ces deux brochures constituent un diaporama qui peut être consulté sur le site internet de Manystoria : http://membres.lycos.fr/manystoria

-    René FAILLE nous fait parvenir une brochure de 55 pages intitulée Supremum vale  dans laquelle il revient sur « ses cinquante cinq années de Commission historique ». Les documents qu’il a rassemblés pour cette brochure sont autant de jalons pour reconstituer son itinéraire de recherches. Il y joint un petit fascicule rassemblant douze affiches de manifestations cambrésiennes du XXe siècle (1921-1997) et un tiré à par d’un article d’Arnaud Gabet mentionné ci-dessous.  Ces dons de M. René Faille témoignent d’une longue fidélité à la Commission historique. Qu’il en soit vivement remercié.

-    Notre collègue Alain Plateaux nous a fait parvenir quelques remarques inspirées par la lecture du compte rendu de l’exposé de M. Florent Vanremortère auquel il n’avait pu assister :
« À propos des Sœurs-grises, lorqu’elles édifient leur couvent en 1630, c’est un monastère et un collège, dans lequel elles abritent les 7 vieilles femmes constituant l’hôpital     depuis son origine en 1260. Jusqu’à la Révolution, malgré que le nombre des religieuses soit passé de 4 à 24 en 1660, elles n’accepteront jamais plus de 8 vieilles femmes. La ville comptant alors environ 10 000 habitants, il y a eu des frictions entre elles et le magistrat qui a pensé construire un nouvel hôpital  vers le milieu du XVIIe siècle dont le plan a été conservé. Je crois que la fonction hospitalière du lieu n’est guère importante durant toutes ces périodes, les sœurs estimant que les dons et legs faits durant cette période allaient au couvent et non à l’hôpital.

Par ailleurs, suite à la question de la table des pauvres, celle-ci est citée dans les enquêtes fiscales publiées par Alain Derville (carité des pauvres) et plus encore dans la relation que fait Buzelin des ravages des Gueux en 1566 : (traduit du latin) en ce lieu également, le lieu saint fut profané en l’an 1566. dans le temple, les hérétiques vinrent avec des cottes de mailles et des armes de fer ; ils arrachèrent les images saintes et brisèrent les statues sauf deux figures de bois sculptées sur la table des pauvres :c’étaient des diables, ils épargnèrent des diables et par là montrèrent sous l’impulsion de qui ils accomplirent ces actes. Ce texte me paraît intéressant car il précise qu’il y a un meuble particulier pour cette institution ».



PUBLICATIONS

-    Charles MÉRIAUX, Gallia irradiata Saints et sanctuaires dans le nord de la Gaule du haut  Moyen Âge, Stuttgart, Franz Steiner Verlag, Beiträge zur hagiographie, 2006, 428p., 70

-    Isabelle LECLERCQ, Le textile dans le Nord, Paris, HC Editions, 2006, 95p.

-    Georges RACHAINE, Histoire de la libération de Roubaix-Tourcoing et de la région, octobre-novembre 1918. Cet ouvrage peut être acheté auprès de la Société d’histoire de Mouscron et de la région (120 A, rue du Petit Pont, B-7700, Mouscron, Belgique) au prix de 15€ +3€ pour l’expédition postale.

-    Robert EFTIMAKIS, Hazebrouck et sa région au temps de l’abbé Lemire 1853-1928. On peut se procurer cet ouvrage  auprès de Gilbert Louchart, président de l’association Mémoire de l’abbé Lemire, 24 rue de bailleul, 59190 Hazebrouck.


Expositions

-    Du 20 janvier au 22 avril 2007, la Médiathèque Jean Lévy, Bibliothèque municipale de Lille, 32 rue Édouard Delesalle, 59000 Lille, présente une exposition La Grèce des modernes L’impression d’un voyage, les artistes, les écrivains et la Grèce (1933-1968). 

-    Le Musée des Beaux-Arts de Lille annonce qu’il présentera du 27 avril au 23 juillet au Palais des Beaux-Arts la première rétrospective internationale du peintre français d’origine flamande, Philippe de Champaigne.



Prochaine réunion
Lundi 26 février 2007 à 15 heures
aux Archives départementales du Nord

Communication de
M. Philippe Cadet : « La chasse sur le littoral de la frontière belge à la baie de Somme 1713-1914 »