COMMUNICATION DU 25 JANVIER 1999
de M.
René Faille
« Fortifications
de la ville
et de la citadelle de Cambrai,
qu’êtes-vous
devenues ? »
M. Faille a
présenté aux membres de la Commission un travail
d’une très grande précision et minutie, fruit de
cinquante années d’intérêt
pour le patrimoine cambrésien. S’inscrivant dans
l’actualité (en décembre 1998,
six projets de rénovation ont été soumis au choix
des Cambrésiens par la
municipalité), l’exposé de M. Faille a
été accompagné de la projection de 250
diapositives (plans, représentations anciennes, photographies du
début du
siècle ou contemporaines). L’évolution
architecturale des fortifications de
Cambrai et le sort que leur a réservé le temps et
l’action des hommes
(dégradation, mutilation, restauration, changement de
destination) ont pu ainsi
être appréhendés de manière saisissante par
tous les membres présents.
Après un bref
rappel de l’histoire du Cambrésis et une
présentation détaillée des sources
cartographiques, M. Faille a présenté
successivement la porte Saint-Ladre, le château de Selles, la
tour du Caudron,
la tour des Arquets ou porte d’eau, la tour d’Abancourt, la
tour Saint-Fiacre
ou des Sottes, la porte de Paris ou du Saint-Sépulcre, la porte
Notre-Dame et
la Citadelle qu’il a commentée plus longuement.
Il n’est pas
possible dans le cadre de ce résumé de
rapporter toutes les précisions fournies par l’orateur. M.
Faille ayant, selon
son aimable habitude, remis le texte précis de sa communication,
nous invitons
les personnes intéressées par celle-ci, à se
rapprocher soit du secrétariat de
la Commission soit du Dr. Gérard pour en obtenir la
consultation.
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M. Faille a
été vivement applaudi par l’assistance. M. le Dr
Gérard ouvrit la discussion en s’interrogeant sur le
devenir des fortifications
dans le Nord-Est de la France (saccage irrémédiable,
persistance dans des états
variables ou réhabilitation avec aménagement de locaux
à usage moderne). Le
débat s’orienta principalement selon 3 axes : les fouilles
archéologiques (M.
Leman), la cartographie (M. Berger, M. Faille), les protections
juridiques
(Melle Lesage, M. Dauvegis, M. Leblon).
M. Leman précisa
notamment que des fouilles archéologiques
sont en cours pour déterminer le tracé de
l’enceinte gallo-romaine (en juin 99,
un numéro de la Société d’Emulation de
Cambrai présentera les différentes
hypothèses) ; d’autres fouilles effectuées en 1992
ont permis de repérer un
morceau de l’enceinte de Dodillar (Ixe siècle) rue de
Noyon. En ce qui concerne
le devenir du patrimoine architectural, notamment aux XIXe et XXe
siècles,
plusieurs interventions soulignèrent la complexité des
enjeux : protection
juridique du Ministère de la Culture, importance des
élus, avis des habitants
habitant au voisinage de ces monuments, parfois mal informés de
leur richesse
historique et culturelle, douloureux choix financier de la
municipalité.