Séance du lundi 19 décembre 2005

aux Archives départementales du Nord

sous la présidence de M. Marchand

 

Présents :          Melle Ch. Lesage, M. R. Berger, Mlle P. Bréemersch, Melle M. Mestayer, Mlle F. Bruno, M. B. Lefebvre, Mme TH. Lecroart, M. H. Platelle, M. A. Gérard, M. B. Schaeffer, Mme Y. Henel, M. L. Dque, M. F. Vanremortere, Mme M.-J. Lussien-Maisonneuve, M. A. Plateaux, M. R. Hanoune, Melle C. Biencourt, Mme M. Heddebaut, M. M. Wangheluwe, Melle M. Vasseur, Melle C. Herbert, M. A. Deleplanque, M. M. Delécaut, M. Gérard Janssen, M. F. Boniface, Mme M. Jeanson, M. M. Tomasek, M. J.-M. Goris, M. P. Odonne.

 Excusés :              M. J.-M. Duvosquel, M. J.-C. Hocquet, M. S. Dormard, M. R. Duée, M. E. Desplats, Mme Cuvelier, Mme Marécaille, M. J. Milot, M.                         S. Calonne, M. R. Galamé, Mme Bacquaert, M. Ch. Pfister, Mme C. Wallart, Mlle R. Cleyet-Michaud, Mme N. Malle-Grain, M. D. Terrier,                         M. J. Philippon.

 

    Le Bureau et son président adressent leurs meilleurs vœux de bonheur et de santé à tous les membres de la Commission

  

COMMUNICATION

 
Bernard Delmaire

La prostitution à Cambrai

Au XVe siècle

 

            La désastreuse destruction des archives communales de Cambrai en 1918 peut être compensée, dans certains domaines, par l’apport des riches archives ecclésiastiques des chapitres et abbayes de la ville conservées aux Archives départementales du Nord ; c’est le cas pour l’histoire de la prostitution au bas Moyen Âge, même si ce sujet peut paraître incongru dans des archives de l’évêque, des moines et des chanoines cambrésiens.

            Le fonds de l’officialité (sous-série 5 G), riche en documents modernes, est beaucoup plus pauvre pour la période antérieure, mais il conserve un document unique très curieux, un ancien rouleau de papier de 2 mètres de long que P. Piétresson de Saint-Aubin décrivit en 1968 dans le Répertoire numérique de la série G comme un « rôle incomplet de taxes dues par les « fillettes folians de leur corps » à Cambrai, classées par rues (XIVe siècle, papier) ». L’examen du document (5 G 19), qui sera édité, jette une vive lueur sur un sujet mal connu.

Le document 

            Le début du texte a disparu, ce qui nous prive peut-être de sa date et de son auteur. Il se compose dans son état actuel de trois listes assez différentes : d’abord 12 noms (dont une femme) payant chacun 5 sous cambrésiens ; puis une longue liste de 168 femmes, vivant parfois à deux, par rues, payant 10 sous (sauf quatre qui en payent 20), enfin une courte liste de 9 personnes (dont 3 femmes) payant 20 sous « pour tenir mauvais hôtel en de bonnes rues ». Le sous-titre mentionné dans le Répertoire s’applique à la deuxième de ces trois parties. 

            Le document ne peut être daté qu’indirectement ; l’écriture très cursive est du XVe siècle (le « XIV » de l’Inventaire est sans doute une coquille), le filigrane, une ancre, est bien attesté dans le Nord de la France et les Pays-Bas entre 1376 et 1484 d’après le grand Répertoire de Briquet, enfin un des personnages nommés, Pierart le Noir dit le Ployeur, a été retrouvé dans un acte de 1422. Le dépouillement en cours des milliers d’actes échevinaux cambrésiens des séries G et H, facilité par d’excellents inventaires sur fiches, permettra peut-être de dater avec plus de sûreté le texte que nous situerons provisoirement au début du XVe siècle. 

            Le document provient de l’officialité (tribunal de l’évêque), mais ce n’est pas pour autant une pièce de procès (la prostitution, pas plus qu’aujourd’hui, n’étant un délit) ; c’est une liste de taxes qui ne peut guère aller qu’à l’évêque, seigneur de la ville. Il faut rappeler que l’évêque impérial de Cambrai était aussi comte d’Empire depuis le début du XIe siècle ; à Cambrai l’official ne jugeait pas seulement les clercs (et les laïcs pour certains types de délits relevant du droit canonique), mais il était aussi juge civil dans l’archidiaconé de Cambrai. Il s’agit donc d’une taxe seigneuriale payée par une certaine catégorie de la population ; l’évêque de Francfort en percevait une semblable. 

Les prostituées de Cambrai 

            On peut poser au document quelques questions simples : combien ? Où ? Qui ? Comment ? Pourquoi ? 

            Le texte énumère et nomme 168 « fillettes », dont 4 dames (patronnes) d’étuves. 

            Les femmes sont localisées en 41 lieux (rues et places surtout) dont 4 étuves, de la ville ; il est possible de cartographier la prostitution cambrésienne sur le plan dressé récemment par l’archéologue W. Bown dans son mémoire de D.E.A. de 2001 (L’apport des archives à l’archéologie de Cambrai, XIIIe-XVe siècle). L’auteur du document part de l’est sud-est et fait le tour le la ville dans le sens des aiguilles d’une montre : 

  1.          Est sud-est de la ville            27 femmes  9 lieux
  2.          Centre                                   9 femmes    4 lieux
  3.          Ouest                                    23 femmes  7 lieux
  4.          Nord-ouest                            75 femmes  12 lieux (dont 4 étuves)
  5.          Nord-est                                35 femmes  9 lieux 

         La prostitution n’est pas concentrée dans un seul quartier, elle est diffuse, mais avec de nettes différences de densité. Le sud (vers Saint-Géry) attire beaucoup moins que le nord, c’est-à-dire le quartier de l’Escaut et du Petit-Escaut, là où sont les étuves, évidemment installées sur l’eau, qui groupe en tout 60 % des prostituées. Si le centre semble relativement épargné, ce n’est peut-être qu’une impression trompeuse à en juger par la fin du texte qui permet à 9 personnes de tenir des « mauvais hôtels » dans les « bonnes rues » qui sont sans doute ces rues du centre, vers la cathédrale et la place du marché.  

            Sur ces 168 femmes, 25 (15 %) sont des mesquines (servantes), 41 (près de 25 %) sont liées de façon ou d’autre à quatre étuves ou bains publics, 102 (plus de 60 %) semblent ne vivre que de cette activité. Parmi elles, les dames d’étuves, doublement taxées, tiennent le haut du pavé, mais une seule se prostitue. Une trentaine sont anonymes, 21 sont connues par leur seul prénom, 20 par le seul surnom, 8 par le prénom et un sobriquet, une centaine porte le nom double classique, comme aujourd’hui. 

            L’étude de ces noms ne nous renseigne guère sur l’origine de ces femmes. Les noms de famille du type de Beaumetz, le Tournisenne ne prouvent pas à coup sûr que celles qui les portent viennent de Beaumetz ou de Tournai, mais on note quelques noms cambrésiens (Borgnet, du Cavech, Poiret, Cordelois). La popularité de telle ou telle se devine à des surnoms familiers (le Moineresse, le Danseresse, le Bocheuse) voire paillards (Courte fesse, l’Épée à deux mains) et surtout à l’abondance des diminutifs de prénoms : les nombreuses Jehenne deviennent Jehenette, Henette. Rien qui permette une étude sociologique. 

            Il est difficile de savoir si les lieux du texte sont des lieux d’habitation ou de prostitution…ou les deux. Pour les femmes d’étuve, c’est probablement le lieu d’activité, mais les autres ? Nous avons sans doute ici une prostitution éparpillée en « chambres » ou en « bordels » (petites bordes ou cabanes), sauf dans les quatre étuves (le quart seulement des étuves connues) avec une dizaine de personnes chacune : les étuves au Glay, au Paon, aux Creveches et des Cariots ; quant aux « mauvais hôtels », dont plusieurs sont en effet désignés par leur enseigne (les Maillets, l’Épée…), ils ne logent pas de filles, mais sans doute accueillent-ils les femmes dispersées dans la ville, y compris les mesquines logeant chez leur maître. 

            Reste un point sur lequel le texte n’apporte aucun renseignement : pourquoi tant de prostituées, même occasionnelles, à Cambrai ? Nous ignorons malheureusement le chiffre de la population de la ville. L’auteur d’un livre récent sur la prostitution à Bruges a recensé 170 prostituées dans cette ville vers 1430, non grâce à une liste comme celle-ci, mais en additionnant les noms glanés dans tous les documents, mais il serait fort imprudent d’en déduire que Cambrai égalait Bruges, la plus grande place marchande d’Occident à cette époque. Comme toutes les villes, Cambrai devait avoir un fort contingent de jeunes célibataires, écoliers et travailleurs du textile (la mulquinerie ou fabrication des toiles fines est bien attestée), mais le manque d’études approfondies sur la société cambrésienne ne nous permet pas d’aller bien loin.            

L’originalité du cas cambrésien 

            Quelques études récentes sur le sud-est de la France (J. Rossiaud), le Languedoc (L. Otis), l’Angleterre (R. Karras) l’Allemagne (P. Schuster), Bruges (G. Dupont) ont montré que l’Europe de ce temps connaissait deux façons d’organiser et de contrôler la prostitution, celle du Nord et celle du Midi. Dans les pays du Midi (et une partie de l’Allemagne), de loin les mieux connus, les villes ont choisi, pour des raisons d’ordre public, d’organiser elles-mêmes, et à leur profit, la prostitution en prostibula ou bordels municipaux. Mais dans la moitié nord de la France, les Pays-Bas, l’Angleterre, les autorités n’ont pas organisé la prostitution, même si elles la taxaient parfois ; c’est une activité libre qui se fait en « chambres », en maisons, en hôtels et en étuves, du moins dans certaines étuves ; il existe parfois des rues, des quartiers spécialisés (le Barlet à Douai), mais pas de vraie entreprise municipale. Cambrai rentre bien dans ce type septentrional. L’abondance des prostituées vers l’Escaut rappelle un peu le relatif groupement douaisien vers le Barlet, mais la dispersion dans la ville rappelle plutôt Bruges, à cette différence près que le centre de Bruges attirait une bonne part de ces dames qui étaient une attraction très appréciée des nombreux marchands étrangers qui s’y pressaient. 

            Reste le document, dont on n’a trouvé nulle part l’équivalent : il est totalement atypique, du moins dans l’état actuel des dépouillements d’archives en Europe occidentale.

Discussion 

        Au terme de l’exposé de l’orateur vivement applaudi, une longue discussion s’engage. Mlle Mestayer intervient pour évoquer le cas douaisien. Elle rappelle qu’il existait à Douai plusieurs types d’étuves : les étuves pour hommes, les étuves pour femmes et les étuves à public mélangé. Des règlements en précisent le fonctionnement. Le roi des ribauds tient la table de jeu et perçoit des taxes sur l’ensemble des filles. Les couples trouvés « gisant hors heure » dans les étuves sont frappés d’une amende par le Magistrat. On a ainsi le nom des filles et de leurs clients. Mlle Mestayer se demande si le document présenté par B. Delmaire ne serait pas une liste d’amendes. B. Delmaire répond qu’à son avis pour qu’il y ait amende il faut qu’il y ait délit. Rien n’indique ici l’existence de délits.

            M. Berger intervient à son tour, d’abord pour esquisser une comparaison avec Arras, ville pour laquelle on a une liste des maisons de prostitution pour 1382. On peut donc compter les étuves dont beaucoup sont localisées le long du Crinchon. M. Berger rappelle aussi que des bans échevinaux de la  fin du XIVe siècle recommandent aux habitants de s’abstenir de fréquenter les bordels parce que cette habitude entraîne la rupture des ménages. Dans le cas d’Aire-sur- la Lys, comme à Arras et à Douai (Melle Mestayer), la prostitution trouve refuge en périphérie de la ville, le long des remparts. B. Delmaire fait remarquer que ce n’est pas tout à fait le cas à Cambrai. 

            Mme Marécaille rappelle que d’Artagnan, à Arras, se soigne dans « les bonnes maisons ». 

            Enfin M. M. Delgrange et Boniface signalent qu’Émile Théodore a publié en son temps quatre sceaux de « filles folliettes ».  

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OUVRAGES 

  1.             FOURET (Claude) et WALLART (Claudine). C’était hier le département du Nord…Les Églises et l’État d’une séparation à l’autre 1789-1905, Archives départementales du Nord, éditions Snoeck, 2005, 117p. , 25€ 

Catalogue de l’exposition présentée aux Archives départementales du Nord.
La première partie rassemble douze contributions scientifiques :

  - VANDENBUSCCHE (Robert), La loi de Séparation des Églises et de l’État
- MARCHAND (Philippe), La loi sur les associations (1er juillet 1901) et l’enseignement congréganiste dans le Nord
- VANDENBUSSCHE (Robert), Maxime Lecomte, rapporteur du Sénat
- VANDENBUSSCHE (Robert), L’abbé Lemire
- MORFOUACE (Daniel), Les francs-maçons et la Séparation des Églises et de l’État dans le Nord
- DELMAIRE (Danielle), Les communautés juives du Nord en 1905
- DELMAIRE (Danièle), Les inventaires dans le Nord, 1906
- VIENNE (Frédéric), Les effets de la loi de Séparation sur la création des paroisses. L’exemple du diocèse de Lille
- WESTEEL Isabelle, La Séparation des Églises et de l’État et les bibliothèques
- MACHELART (Félicien), Le devenir des bâtiments diocésains confisqués en 1906
- BIENCOURT-HERMANT (Caroline), Pour une étude sur la Loi de Séparation à travers des fonds méconnus des Archives diocésaines de Cambrai

La seconde partie est le catalogue raisonné de l’exposition. Répartis en cinq séquences précédées d’une introduction qui donne le contexte général, les documents montrent la genèse de la loi dans le département du Nord, évoquent les positions des partisans et des adversaires de la laïcité, retracent les affrontements qui ont précédé et suivi la Séparation. 
On notera la grande diversité des documents retenus pour l’exposition et la qualité de leur reproduction qui rend la lecture de ce catalogue fort agréable. 

 

  1.             BÉTHOUART (Bruno) (sous la direction de), Histoire de Saint-Pol-sur-Trenoise, Mons-en-Baroeul, La Monsoise, 2005, 25 €.

                        La dernière histoire générale de Saint-Pol-sur Ternoise datait de 1834. Sous la direction de Bruno Béthouart, un collectif d’auteurs –dix au total                        dont B. Delmaire- a entrepris de retracer en suivant la chronologie une histoire totale de cette « petite ville originale ». Cet ouvrage est une                                 ontribution importante pour notre connaissance des villes du nord de la France.   

 

REVUES 

  1.              Chapelles. Le journal de l’Association Régionale pour l’Aide à la Restauration des Chapelles et Oratoires, décembre 2005-n° 150

                        - ANSAR (Patrick),  «Nos chapelles ont bonne presse »
                        - PATALA (Irène), « Carvin-Epinoy »
                        - PATALA (Irène), « Lillers-Hurionville »
                        - DECHERF (Jean-Louis), « Steenwerck »
                        - PATALAS (Irène) et ANSAR (Patrick), « Les grottes de Lourdes »
                        - Pierre LEMAN, « Chapelle de Tressin »

 

  1.              Hannonia. Centre d’information et de contact des cercles d’histoire, d’archéologie et de folklore du Hainaut, Bulletin d’information quadritrimestriel, n° 116-31e année –novembre 2005

Le Centre Hannonia fédère une cinquantaine de sociétés locales d’histoire, d’archéologie et de folklore du Hainaut. Dans son bulletin, organe de liaison entre toutes les sociétés membres, on notera une recension de leurs travaux publiés pendant l’année 2005 (bibliographie arrêtée au 15 novembre 2005). Suivent des informations sur plusieurs sociétés : activités, publications. Ce  bulletin d’information constitue un précieux instrument de travail.

 

  1.             Etudes Cambrésiennes. Revue publiée par la Société d’Émulation de Cambrai, octobre 2005-n° 44. On relève deux articles :

NORTIER (Gérard), « Comment Cambrai, terre de langue romane a été sous la dépendance d’un empire de langue franque »
BOONE (Henri), « Anciens remèdes »

 

TIRÉS À PART 

  1.             DELMAIRE (Bernard), « Le domaine de l’abbaye Saint-Vaast en Artois : La « vue » ou « ostension » de 1296 »,  Bulletin de la Commission départementale d’Histoire et d’Archéologie du Pas-de-Calais, 2003, tome XXI, p. 37-66. 
  1.             DELMAIRE (Bernard), « Hôpitaux urbains et hôpitaux ruraux en Artois entre le XIIe et le XIVe siècle », Actes du colloque international « Hôpitaux et maladreries au Moyen Âge : espace et environnement », 22-23 et 24 novembre 2002, Histoire médiévale et archéologie, année 2204 Vol 17, p.221-240. 
  1.             LEMAN (Pierre) « Des vents et des cerfs-volants », 9ème Forum culturel L’Eau et le Vent en Pays de Ferrain, Wambrechies, 2005, p. p. 28-30. 
  1.             MARCHAND (Philippe), « L’éducation religieuse au collège d’Avesnes pendant le XVIIIe siècle « Les raisons pour lesquelles nos élèves ont si peu de piété », Actes du 45e Congrès de la Fédération des Sociétés savantes du nord de la France Saint-Omer-2004, Mémoires de la Société Académique des Antiquaires de la Morinie, tome 43, p. 21-33. 
  1.             MARCHAND (Philippe), « L’interrogation d’histoire au baccalauréat (1880-1914) » dans CASPARD (Pierre), LUC (Jean-Noël) et SAVOIE (Philippe) (sous la direction de), Lycées, Lycéens, Lycéennes Deux siècles d’histoire, Paris, Institut national de la recherche pédagogique, 2005, p. 211-229. 
  1.             MARCHAND (Philippe), TERRIER (Didier), «Les exigences de la mode et la formation technique des hommes : les écoles d’arts et d’industrie à Roubaix et à Tourcoing (fin XIXe siècle)» dans FONTANA (Giovanni) and GAYOT (Gérard), Wool : Products and markets (13th-20th century), Padoue, CLERP, 2005, p. 1195-1203.

 

INFORMATIONS

 

  1.             Aux Archives départementales du Nord, 22 rue Saint-Bernard-Lille (Métro stations Montebello ou Porte des Postes), C’était hier, le département du Nord. Les Églises et l’État d’une séparation à l’autre 1789-1905

L’exposition est ouverte du mardi au dimanche de 13h à 18h. Fermeture hebdomadaire le lundi.
 

  1.             Au Musée portuaire de Dunkerque, exposition Dunkerque en 1900. Sur les pas de Charles Cuvellier

L’exposition qui se tient jusqu’au 30 avril 2006 rassemble une centaine de photographies réalisées à l’aube du XXe siècle par Charles Cuvellier, pharmacien dunkerquois. Arpentant les rues de sa ville, Cuvellier a saisi les hommes et les femmes au travail ou au repos. Il a su aussi fixer les grands évènements rythmant la vie de la cité et ses transformations.
            9 quai de la Citadelle 59140 Dunkerque
 

  1.             La Société Française d’Héraldique et de Sigillographie, le Département de Géographie et d’Histoire de l’Université de Cergy-Pontoise et l’Équipe d’Accueil 2529 CICC organisent le vendredi 12 mai  une rencontre scientifique  sur le thème des marques commerciales médiévales et modernes  en France, c'est-à-dire tous les signes utilisés par les négociants pour identifier leurs marchandises. Un appel à contributions est lancé. Renseignements auprès de :

            Nicolas Vernot, Université de Cergy-Pontoise, UFR de Lettres et Sciences Humaines, Département de Géographie et d’Histoire, 33 boulevard du                  Port, 95011 Cergy-Pontoise Cedex. Tél./ 01 39 74 76 80
             Courriel : vernot.nicolas@wanadoo.fr 

  1.             Suite à une démarche de la Commission historique auprès de M. Jean-Claude Dupas, Président de l’Université Charles-de-Gaulle Lille 3, ce dernier fait savoir par courrier en date du 1er décembre 2005 que tout sera mis en œuvre  pour que la toile du peintre Jeanne Thil qui se trouve dans les locaux de l’ancienne faculté des lettres de Lille, rue Angellier, « soit restaurée et qu’elle regagne le campus de l’université à Villeneuve d’Ascq ». Notre collègue, Mme Lussien-Maisonneuve, chargée de mission « patrimoine », est responsable du suivi de cette opération. 

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NÉCROLOGIE

 

            La Commission Historique du Nord a appris le décès de Pierre PIERRARD, jeudi 8 décembre 2005. Né à Roubaix en 1920, professeur d’histoire à l’Institut catholique de Paris et à l’École supérieure de journalisme de Lille, Pierre Pierrard s’était fait connaître en 1965 par sa thèse de doctorat La vie ouvrière à Lille sous le Second Empire. Il s’impose alors comme un des grands historiens du Nord avec un ensemble d’ouvrages sur Lille, sur la région. Il s’intéresse en particulier aux débuts de l’industrialisation et à ses conséquences sur les populations ouvrières du Nord. Mais Pierre Pierrard n’était pas qu’un historien de notre région. Chrétien engagé, il s’est attaché à l’étude des relations du monde ouvrier avec l’Église (L’Église et les ouvriers en France, 1984). Il milita pour l’amitié judéo-chrétienne et fut, jusqu’au terme de son existence, soucieux de témoigner en faveur des humbles auxquels il avait consacré son dernier livre, Les Pauvres et leur histoire

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                Pierre Pierrard était entré à la Commission Historique du Nord en 1979. 

 

Prochaine réunionLundi 30 janvier à 15 heures aux Archives départementales du Nord 

Ordre du jour

Communication de M.  Serge Dormard : Monnaie et crédit sous l’Ancien Régime. Le cas de Douai aux XVIIe et XVIIIe siècles.

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 La Commission historique au forum du Ferrain

Novembre 2005

 

 
Melles Cleyet-Michaud, Marine Vasseur, MM Michel Vangheluwe et Hervé Passot au stand de la Commission

 

 

 

 

 Le stand de la Commission

 

  

COMMISSION HISTORIQUE
DU NORD

 
 
Réunion du bureau
15 décembre 2005

  

Présents :    Claudine Wallart, Christiane Lesage, Bernard Schaeffer, Pierre Leman, Philippe Marchand, Frédéric Loridant
 

            L'ordre du jour fait d'abord le point sur l'année écoulée : communications, journée foraine (Hazebrouck), publication du tome 52 du Bulletin, participation au forum du Pévèle, au forum des pays de Ferrain (en association avec les Archives du Nord), participation à l'exposition Le Blondel.

            Michel Vangheluwe dresse ensuite un état de la situation financière qui s'avère positive grâce à la subvention du Conseil général en nette augmentation, grâce aux recettes résultant de la vente des publications de la Commission Historique du Nord dans les deux forums.

            Le bureau procède ensuite au choix de nouveaux membres. Seront contactés pour entrer à la Commission Historique Marine Vasseur, Gilbert Dalmano, William Maufroy, Bernard Machut, Guillaume Freytag, Charles Meriaux, M. Sarter, Frédérique Pilleboue. Le bureau procède en même temps à un toilettage de la liste actuelle des membres de la Commission. 

            Le bureau adopte le principe d'une réunion le samedi matin suivie d'un repas. Le choix du samedi devrait permettre aux collègues universitaires retenus par des cours le lundi d'être présents à cette réunion. Une date est fixée : samedi 21 octobre 2006.
 
            Est abordée ensuite la question des publications futures. Le volume consacré aux articles de René Robinet est en préparation. Le bureau arrête le choix d'un certain nombre d'auteurs susceptibles de donner un article pour le bulletin 53 qu'il convient de mettre en chantier. Un débat s'engage sur la question d'une éventuelle réimpression du premier tome des Mémoires de la Commission ou de la Statistique féodale. L'opération apparaît très coûteuse et est abandonnée. En revanche, le bureau se met d'accord pour la réalisation d'un CD Rom accompagné d'une plaquette consacré aux plaques photographiques de Le Blondel.
 
            A la demande de B. Schaeffer, proposition est faite de créer un prix de la Commission historique du Nord décernée à une revue, un article, un ouvrage, une manifestation mettant en valeur le passé de notre département. Au terme de la discussion, le bureau souhaite que soit décerné un prix Archives du Nord-Commission historique du Nord.
 
            Enfin, il est décidé de tenir la journée foraine de la Commission à Mouscron où la Société d'Histoire de Mouscron se propose de nous accueillir.